L'horlogerie de volume version décomplexée

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Le label est affilié à la marque de prêt-à-porter Guess. Le siège est à Zoug. Les codes sont traditionnels. Le seuil des 500.000 pièces sera dépassé cette année.

L'Agefi - 30 mars 2011

Stéphane Gachet




La rencontre avec Paul Marciano, à la tête des montres Gc, a quelque chose d'erratique. Il parle d'horlogerie comme un Marseillais (qu'il est) pourrait parler de sa pêche du jour. A la différence que l'affaire est sérieuse, malgré un montage un peu confus.

La marque Gc (à l'origine Guess Collection), lancée il y a 14 ans, est affiliée au fabricant de prêt-à-porter Guess (dont le siège européen est à Lugano, presque un milliard de chiffre d'affaires en Europe), qui prête aussi son label à des montres sur le segment fashion.

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Les montres Guess Watches et Gc (qui partagent le même stand à Baselworld) sont enregistrées comme filiale de la société Sequel, basée à Zoug (où 30 collaborateurs sont actifs). Sequel est elle-même une filiale à 100% du groupe horloger américain Timex. Complexe? Peut-être. Le résultat reste probant: Gc dépassera cette année les 500.000 montres vendues. Un volume qui place Gc «parmi les 10 plus importants producteurs de Suisse». Paul Marciano situe sa croissance «en ligne avec le secteur». La marque est garantie «100% suisses depuis 10 ans». Paul Marciano revendique un positionnement qualitatif, distinct du pur accessoire. Quasiment la totalité de la production (95%) est concentrée sur le quartz, le reste concerne des montres mécaniques à mouvement automatique. La collection compte quelques modèles «historiques», dont l'icône, la «Diver Chic». Les trois modèles les plus vendus comptent pour près de 65% des ventes. La marque est représentée dans 70 pays à travers 5000 points de vente, dont les boutiques Guess.

L'importance de Baselworld? «Le centre du monde de l'horlogerie!» Un rendez-vous incontournable pour présenter les nouveautés et voir ce que fait la concurrence. Assurément une source d'inspiration. Gc fait partie des marques décomplexées qui puisent leur inspiration dans les codes les plus traditionnels de l'horlogerie. L'ensemble de la collection donne comme une impression de déjà vu permanente, une touche légère d'air du temps en plus. Une approche parfaitement assumé et toujours plus populaire, les chiffres en témoignent. D'ailleurs, les distributeurs et détaillants du monde entier ne s'y trompent pas en se pressant massivement sur le stand de la «Hall of desires». Pour Paul Marciano, le rendez-vous bâlois annonce aussi le rythme de ses six prochains mois d'activité. La moitié des ventes de l'année sont réalisées à Bâle.

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