La maison londonienne de négoce joaillier Backes & Strauss a été fondée en 1789. Elle est la plus ancienne référence diamantaire du monde. Elle s'associe au groupe Franck Muller Watchland pour développer une collection de montres qu'on peut qualifier de joaillières, puisque toutes les pièces auront au moins un diamant serti dans la couronne, et souvent plusieurs dizaines d'autres sur le boîtier, les cornes ou le cadran.
Les mouvements qui équiperont ces montres seront étudiés et réalisés dans les fabriques du groupe, notamment à Genthod, avec des finitions de très haut de gamme. Franck Muller Watchland assurera également la conception et la fabrication des boîtiers, ainsi que l'habillage de ces collections, parées de diamants dont la qualité se veut exceptionnelle. Swiss Made intégral, pour les mouvements mécaniques comme pour le quartz.
Trois lignes de montres ont été définies : Berkeley (boîtier dont la forme rappelle le square qui porte le même nom à Londres et dont les arbres avaient été plantés en 1789), Picadilly (hommage à la place qui constitue le cœur de la capitale anglaise) et The Regent (évocation de ce quartier londonien ultra-chic). Diverses complications sont annoncées.
La distribution sera hyper-sélective en Europe et dans le monde (prix entre 7000 et 700.000 euros). Les marchés français et suisse ne sont pas prioritaires.
L'idée de cette association est née de la rencontre de Vartes Knadjian, qui dirige Backes & Strauss, et de Vartan Sirmakes, le patron du groupe horloger, qui a lui-même été élevé dans l'univers joaillier. Ils sont désormais associés et la collection Backes & Strauss sera exposée en même temps que les autres marques du groupe Franck Muller lors du traditionnel WPHH de Genthod.
Vartan Sirmakes a très faim
Vartan Sirmakes a très faim et il a un gros appétit : après Martin Braun en Allemagne, il est donc allé faire son marché à Londres, accolant ainsi l'image de son groupe à celle des références les plus professionnellement respectées de la haute joaillerie internationale.
Le coup est bien joué : de belles montres, avec de beaux diamants et de beaux mouvements. Il ne manque plus qu'un peu de marketing et beaucoup de communication pour que ça embraye. Et les investisseurs seront ravis en 2008, quand le groupe ouvrira son capital.
Business Montres / Grégory Pons / www.businessmontres.com