24Heures - 15 août 2011
Hélène Isoz
Les manufactures s'agrandissent et engagent à tour de bras. Pendant ce temps, à l'Ecole technique de la vallée de Joux (ETVJ) du Sentier, la direction constate une baisse d'intérêt. Cette année, l'école n'a en effet attiré que 150 candidats contre 180 en 2010.

Manque d'intérêt pour les métiers manuels
Si la récente crise explique en partie ces chiffres, il faut s'inquiéter du manque d'intérêt général pour les métiers manuels, relève le président du conseil d'école de l'ETVJ, Jacques-André Rochat. Qui pointe du doigt l'orientation scolaire et les directeurs d'école. Selon lui, ces derniers pousseraient toujours les bons élèves vers des formations supérieures. Le printemps passé, le président de l'Association vaudoise des maîtres bouchers et charcutiers émettait les mêmes critiques.
Information objective sur les métiers
«Nous ne sommes pas là pour faire de la publicité pour ou contre un métier, se défend Isabel Taher-Sellés, directrice l'Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle. Nous aidons les jeunes à élaborer et à réaliser des projets qui tiennent compte des exigences du marché, de la formation, mais aussi de leurs compétences, de leurs intérêts, ainsi que de leur personnalité. Nous sommes là pour les informer de la manière la plus objective possible.»
Pour la responsable, il est avant tout primordial que tous les acteurs collaborent. Et de prendre pour exemple de collaboration réussie le Salon des métiers et de la formation. Organisée par Beaulieu Exploitation, sur mandat du Groupe d'intérêt pour l'information professionnelle, avec le soutien du canton, de la Confédération et des milieux patronaux, cette foire vivra cette année sa 2e édition du 4 au 9 octobre.
