|
Genève, 1601: les horlogers s'implantent peu à peu dans la ville. Ils se regroupent dans une corporation et décident que leur profession a désormais besoin d'une maîtrise, décernée après un long apprentissage auprès d'un maître. Cette corporation est régie par des règles très strictes, parmi lesquelles l'obligation pour le maître de marquer par un poinçon ou par une signature l'objet réalisé. Mais il faudra attendre 1880 pour voir apparaître les premières indications Swiss Made, en anglais, probablement du fait de l'importance de l'horlogerie américaine qui produit alors en grandes quantités et à des prix défiant toute concurrence. Une façon pour les Suisses de garantir une qualité et une précision supérieures. Ce poinçon accompagne la naissance de la loi fédérale sur la protection des marques de fabrique et de commerce. Aujourd'hui jugée trop laxiste par les professionnels de l'horlogerie, la valeur du Swiss Made est en passe d'être renforcée. C'est donc d'un sujet brûlant qu'a décidé de traiter le Musée international de l'horlogerie à la Chaux de- Fonds en exposant jusqu'au 25 novembre des montres du début du XVIIe siècle à nos jours, où s'affiche et évolue au fil du temps le précieux label. Une exposition qui remonte ainsi aux origines de l'identification des mouvements et illustre la démarche de nos talentueux horlogers.
S. G.
Swiss Made
La Chaux-de-Fonds
Musée international de l'horlogerie,
Rue des Musées 29.
Ouvert tous les jours, de 10 h à 17 h.
Lundi fermé.
Tél. +41 32 967 68 61.
www.mih.ch
Tribune des Arts - No353 - Juillet-Août 2007
