Tribune de Genève - 11 octobre 2012
Jean-Daniel Sallin
La soirée a eu lieu au Bellagio et a permis de récolter – grâce à la vente aux enchères de douze montres uniques! – un million de dollars au profit d'un Fonds de secours et de retraite pour les boxeurs en difficulté dans plus de quarante pays au monde. «Quand on a douze champions d'un seul coup face à soi, c'est plutôt impressionnant», reconnaît Ricardo Guadalupe, CEO de Hublot.

Jean-Daniel Sallin: Comment est né ce projet fou?
Ricardo Guadalupe: Par une rencontre… Il n'y a pas eu d'approche intellectuelle ou stratégique. Avec Jean-Claude Biver, nous avons rencontré le président de la WBC, Jose Suleiman, au cours d'un déjeuner à Mexico City. Notre collaboration a été scellée au cours de ces deux heures de lunch.
Et l'idée de réunir ces légendes s'est imposée aussi facilement?
Dès le moment où nous avons décidé de faire quelque chose ensemble, il fallait que ce soit original et différent. Chez Hublot, nous aimons travailler avec des légendes comme Diego Maradona, par exemple. Ils ont leur carrière derrière eux, mais restent des icônes dans leur discipline.
Etait-ce difficile d'obtenir l'accord de douze champions?
Le chiffre n'était pas important. La WBC s'est chargée de prendre contact avec eux. Ils étaient tous très contents de participer à cet événement: pour eux, il était important de redonner quelque chose à leur sport! Ils sont tous venus gratuitement. Dès qu'un agent demandait de payer des droits, nous n'entrions pas en matière (ndlr: Mohamed Ali et Marvin Hagler, par exemple, ne sont plus détenteurs de leurs droits) .
Etes-vous vous-même un passionné de boxe?
Absolument. Comme la plupart des hommes, non? Il m'arrivait de me lever à trois heures du matin pour suivre un combat entre Cassius Clay et Joe Frazier. C'était toujours un peu compliqué, parce qu'à l'époque, tout se passait aux Etats-Unis…
