Essai transformé

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Essai transformé - GTE
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GENEVA TIME EXHIBITION – Le nouveau lieu a séduit. Les exposants restent prudents envers la proximité de BaselWorld, qui reviendra en mars dès 2014.


Pari tenu ! Alors que le GTE vient de fermer ses portes, le salon indépendant de Genève confirme son statut de rendez-vous structurant de la saison horlogère. Que les enjeux soient commerciaux ou de simple visibilité, les 35 exposants affichent une satisfaction non feinte à l'issue de cette semaine.
 

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Sur le fond, la manifestation n'a pas dévié de son objectif premier, à savoir l'organisation d'un salon 100% indépendant durant une semaine horlogère dont le SIHH reste la figure de proue. A cet égard, la venue de la clientèle étrangère est une condition indispensable à l'efficacité du salon, alors que le SIHH repose encore en bonne partie sur l'Europe.

Peter Speake-Marin se félicite à ce titre de n'avoir « presque pas eu assez de temps pour voir tout le monde en une semaine ! ». Fabien Lamarche de Julien Coudray 1518 partage cet avis : « J'ai été très surpris de la diversité des visiteurs. Dès l'ouverture, le premier jour, nous avons eu des Russes, des Chinois, des Japonais. Le caractère très indépendant du salon reste un facteur d'attractivité », souligne-t-il.
 

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Le business est une chose, l'affichage en est une autre. Century, maison horlogère indépendante positionnée sur la montre joaillière, s'assigne ainsi comme objectif de présenter au minimum une nouveauté par salon. "C'est pour nous essentiel de pouvoir alimenter clients, partenaires et presse avec des lancements produits réguliers", souligne ainsi Philip W. A. Klingenberg, CEO. Pour autant, en 2014, BaselWorld reprendra sa place dans le calendrier, courant mars. A cet égard, de nombreuses maisons auront peut-être à trancher entre ces deux salons très rapprochés et qui grèvent les budgets dès le premier trimestre de l'année.

 

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« BaselWorld est effectivement un salon incontournable par sa localisation, surtout pour une marque de suisse alémanique comme la nôtre », poursuit Daniel Zimmermann, Directeur Commercial & Marketing H. Moser & Cie. Avant d'ajouter, plus dubitatif : « Cela étant, BaselWorld va revenir en mars et cela va changer la donne. Il reste donc à voir si de petites marques indépendantes pourront s'afficher sur ces deux événements coup sur coup, avec les importants investissements que cela suppose sur une courte période, dès le début d'année... Nous attendons tous les résultats du nouvel an chinois, ce sera un critère déterminant ».

 

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Sur la forme, le GTE innovait en prenant place pour la première fois dans le BFM, le Bâtiment des Forces Motrices de Genève. Atypique, spacieux, offrant des volumes peu conventionnels pour une exposition, il fut adopté par l'ensemble des marques exposantes. « C'était un endroit idéal, parfait », s'enthousiasme ainsi Fabien Lamarche, CEO de Julien Coudray 1518, qui y participait pour la première fois. Peter Speake-Marin, habitué de la manifestation et donc avec un point de comparaison plus fourni, regrette toutefois « un affichage peu visible. Le lieu est magnifique mais sa position géographique dans la ville et son manque de signalétique le rendait peu identifiable de l'extérieur ».

 

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Badollet, RSW et d'autres encore partagent néanmoins tous un même avis : la diversité des exposants. « Dans un cas comme le GTE, leur nombre importe peu. Il est même plus intéressant de réduire le nombre de marques (50 l'année dernière, 35 cette année, ndlr) pour se concentrer sur la qualité. Cela attire un public plus sérieux et donne une image plus professionnelle. Tout le monde y gagne. Conserver un esprit d'authenticité, c'est primordial », estime Peter Speake-Marin. Et Philip W. A. Klingenberg, CEO de Century, de conclure : « Dans un petit salon comme le GTE, le public prend le temps de s'arrêter et de s'intéresser. Et ça change tout ». Les organisateurs du GTE prennent acte: le BFM est déjà réservé pour 2014.