24Heures - 8 mai 2011
Katarzyna Gornik
«Nous avons réuni 650 exposants, soit une progression de 14% par rapport à l'année dernière. Le marché a déjà décidé»: c'est avec ces mots qu'Olivier Saenger, cofondateur du salon EPHJ-EPMT-SMT, a lancé la conférence de presse présentant les points forts de l'édition 2012. Pour sa 11e édition, ce salon dédié aux professionnels de l'horlogerie-joaillerie, des microtechnologies et de la technologie médicale, sera organisé à Genève du 5 au 8 juin, et non plus à Lausanne.

PROGRAMME DES CONFÉRENCES THÉMATIQUES
Ce passage d'une ville à l'autre a donné lieu à un affrontement entre le groupe bâlois MCH, spécialisé dans l'organisation de salons professionnels, et Olivier Saenger et André Colard, les fondateurs du salon qui l'ont déplacé à Genève. Les Bâlois de MCH ont riposté et lancé une nouvelle version du salon à Lausanne, baptisée LausanneTec. Pour compliquer le tout, une toute nouvelle association de sous-traitants, Horloexpo, s'est immiscé dans le conflit pour faire entendre les revendications des exposants. Elle exige que le salon se recentre sur les métiers apparentés à l'horlogerie. Pour Olivier Saenger et André Colard seule compte la fidélité des exposants. Or à l'occasion du déménagement de Lausanne à Genève, le salon a connu la plus importante augmentation d'inscriptions de son histoire, a souligné Olivier Saenger. Un fait qu'il attribue notamment à son arrivée à Palexpo, et au rayonnement international de Genève. «Le concept de ce salon nous emballe: il est maîtrisé par de vrais professionnels, et il a fait ses preuves», s'est aussi réjoui Claude Membrez, directeur de Palexpo.
Ce bel enthousiasme pourra-t-il convaincre l'association Horloexpo de maintenir leur confiance à Olivier Saenger et André Colard? Selon Eric Zuccatti, président d'Horloexpo, rien n'est encore joué. L'association a lancé le recrutement de ses membres depuis un mois. Pour l'heure, elle compte une centaine de membres et vise à en rassembler 300. Horloexpo ne se prononcera en faveur de l'un ou l'autre organisateur qu'au début ou à la fin de l'été, lors de son assemblée générale. Or, pour Olivier Saenger, revenir à une configuration «purement horlogère» ne semble pas envisageable. Reste à voir quelle stratégie de séduction sera déployée par le groupe MCH.
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