Tribune de Genève - 29 juin 2012
Jean-Daniel Sallin
Qui se doutait qu'elles deviendraient des stars? En 1972, Cameron Diaz, Gwyneth Paltrow et Vanessa Paradis ont poussé leur premier cri. Sans provoquer (encore) de fièvre intense chez les paparazzis. Cette année-là, Bernardo Bertolucci présentait son Dernier tango à Paris , avec Marlon Brando, Mark Spitz collectionnait l'or olympique à Munich et le Watergate éclatait à Washington. Dans la Vallée de Joux, une autre révolution (une autre star!) préparait son entrée chez Audemars Piguet: la création de la Royal Oak. Une montre sportive, en acier, dessinée par Gérald Genta en une nuit.

«Son lancement a suscité un certain scepticisme et beaucoup d'ironie dans la profession», se souvient Jasmine Audemars, présidente du conseil d'administration. Quarante ans plus tard, dépassant les critiques, la Royal Oak est devenue une icône de l'horlogerie suisse. Véritable reflet du savoir-faire de la marque du Brassus. Figure de proue d'une entreprise familiale – dont l'esprit d'indépendance et la vision à long terme ont trouvé un terrain d'expression idéal avec ce garde-temps. Autant fêter ce jubilé en grande pompe!

Il n'était pourtant pas prévu que cette exposition consacrée à la «vie» de la Royal Oak s'arrête à Genève. En tournée à Milan, New York et Paris, elle s'en ira à Pékin puis à Singapour. Il y a trois semaines, Audemars Piguet a cependant choisi d'organiser un événement juste avant l'été. Transformant, trois jours durant, l'Arena en temple de l'art – contemporain et horloger. Claude Nobs en a même profité pour faire découvrir un groupe français,qui ne sera pas présent au Montreux Jazz Festival en 2012: We Are Knights. Bel effort!



