Quel a été votre ressenti de la Dubai Watch Week dans ce nouveau format ?
Tout d’abord je le trouve magnifique. Je pense que cela a dû représenter un énorme challenge pour la famille Seddiqi, et pour Hind Seddiqi* en particulier : changement de lieu, changement de taille etc. Ce n’était pas évident, mais c’est une réussite totale ! La structure du salon est très bien pensée, son approche esthétique très aboutie, des visiteurs très qualitatifs et venus en nombre, de même que l’organisation au quotidien, ils sont parvenus à monter d’un cran à nouveau, c’est incroyable !
Et au niveau de l’ambiance ?
C’est une ambiance très sympa. Les clients sont là, mais également les partenaires, les médias, toute la communauté horlogère en fait. Et on se sent comme à la maison, pas comme sur un salon classique : les journées sont longues mais elles passent vite, il n’y a pas de stress, on discute avec des amis, on a presque l’impression d’être en famille. Ce qui était le cas pour nous sur le stand Bovet !
Justement, quel est d’après vous le meilleur côté du travail en famille ?
On se sent toujours épaulé. Nous sommes tous très impliqués, nous travaillons tous dans le même but. A tel point que même à la maison pendant les repas, nous discutons de la marque, des produits, nous brainstormons en permanence : la prochaine source d’inspiration, le prochain design etc. Tout le monde apporte des idées, mes parents, mon frère et ma sœur, nous obtenons donc des garde-temps transgénérationnels. Bien sûr nos artisans font partie du processus de réflexion également, et ensemble nous nous assurons que nos collections plaisent à plusieurs types de clientèles.
Elles plaisent visiblement au jury du GPHG, qui a décerné le Prix de la Complication pour Homme au Récital 30, qu’avez-vous alors ressenti ?
Tout d’abord de la fierté pour mon père, que j’appelle le « creative genius », car tout vient de lui, les complications, les modèles, il est le moteur de Bovet. Puis aussi de la joie pour notre famille et pour les artisans de la maison, car nous connaissons tout le travail qu’ils accomplissent et que cela représente pour nous tous. Nous sommes portés par la passion, mais cela procure un plaisir et une fierté immenses de savoir que le GPHG récompense tout ce travail. C’est une véritable distinction, elle confère de la crédibilité et du poids, une reconnaissance qui est suivie en interne comme par nos partenaires et clients, c’est très puissant.
Intervenez-vous dans le processus créatif également ?
Pas autant que je l'aimerais car je suis basée à Dubai, mais il prend en compte mes points de vue quand il me sollicite sur certains modèles. Il incarne la marque, qui est profondément ancrée dans le savoir-faire horloger traditionnel. Bovet a plus de 200 ans et fabriquait des montres de poche, c’est dans notre ADN, mais j’essaye de lui suggérer que nous pouvons respecter cet héritage tout en intégrant des couleurs et des matériaux plus contemporains. Parfois il faut savoir oser un peu, expérimenter de nouvelles voies moins classiques, et au fil des années il prend ces remarques en considérations.
Si vous deviez dresser un bilan de cette année ?
Comme beaucoup nous avons débuté l’année avec une certaine appréhension, car la dynamique mondiale fait planer beaucoup d’incertitudes et de doutes. Nous nous sommes posés beaucoup de questions. Au bout du compte nous avons eu de belles surprises, comme ce prix au GPHG qui montre que notre Récital 30 est très bien perçu, et nous finissons 2025 avec une magnifique Dubai Watch Week très stimulante. Dans l’ensemble c’est très positif pour nos équipes, plus positif que nous l’avions imaginé plus tôt dans l’année, et surtout nous continuons à créer et à faire ce que nous aimons
*A la tête de l’organisation de la Dubai Watch Week