Premiers cours d'horlogerie ouverts au public

A l'occasion de l'étape parisienne de l'exposition « L'art de marquer le temps », Girard-Perregaux organise ses premiers cours d'assemblage ouverts au public. Worldtempus les a testés.

WORLDTEMPUS – 5 septembre 2012

David Chokron


Pour les amateurs d'horlogerie, il est difficile de mettre les mains dans les mouvements. A moins de s'en prendre à ses propres montres, avec les risques que cela comporte, apprendre à démonter et remonter un calibre est un parcours du combattant. C'est pourquoi la filiale France de Girard-Perregaux a décidé de profiter de son exposition « L'art de marquer le temps » (jusqu'au 5 septembre) pour ouvrir les portes de son calibre GP4500 au public. Elle vise à faire connaitre l'histoire et les produits de la marque. Pour ce faire, elle s'accompagne de deux modules horlogers d'une heure et demie.

 

Girard-Perregaux_333171_0
Dans le locaux de Christie's Paris, l'atelier Girard-Perregaux accueille des groupes de 7 personnes. © Worldtempus/David Chokron

Ouverts aux détaillants, journalistes mais aussi à près de cinquante amateurs inscrits par téléphone, ils donnent accès au savoir-faire GP de première main, sans un déplacement à la manufacture, et gratuitement.

Douceur et tremblements


L'opération consiste à démonter et remonter sa partie rouage/échappement du calibre GP4500. Démonter est plus facile que l'inverse et permet de se remettre en tête quelques faits. D'abord, horloger, c'est un métier. Il faut être à l'aise avec des doigtiers, une micros et des brucelles. Puis maitriser la saisie d'une vis d'1 mm de diamètre sans la faire tomber ou sauter à un mètre de là comme un diable sorti de sa boîte. Il faut savoir l'ordre dans lequel se déroulent les opérations, et ne pas inverser le sens des pièces.

 

Girard-Perregaux_333171_1


Le professeur, responsable de l'atelier assemblage de la manufacture, passe dans les rangs. Il repère une erreur à un mètre de distance sans loupe et d'un geste chirurgical, fond sur la pièce avec ses pinces, retire la roue mal placée, la retourne comme un japonais qui saisirait un grain de riz en plein vol (personnellement, je m'escrimais avec cette maudite roue depuis deux minutes pleines). On se demande comment font les horlogers pour ne rien rayer, les concepteurs pour que tout s'ajuste si précisément. A l'intérieur d'un calibre, on reprend la mesure de cet objet si petit, si courant. Lui et le terme « microscopique » se trouvent débanalisés en une fraction de seconde.

Marque