L'horlogerie retrouve des forces en 2010

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Selon le «Manuel des branches 2010» du Credit Suisse, trois secteurs se classent très nettement dans le camp des vainqueurs: la pharma/chimie, la medtech et l'horlogerie.

Tribune de Genève - 26 janvier 2010

Philippe Rodrik



L'économie suisse devrait progresser de 0,6% en 2010, évalue le Credit Suisse. Cette prévision dissimule toutefois de fortes variations dans les différentes branches pour l'année en cours.

Trois secteurs se classent très nettement dans le camp des vainqueurs: la pharma/chimie, la medtech (technique médicale) et l'horlogerie, durement pénalisée par la récession en 2009. «Grâce à leur leadership technologique, ces branches sont particulièrement compétitives sur le plan international», relèvent les économistes de la banque helvétique.

D'importants facteurs d'inquiétude subsistent néanmoins pour l'économie suisse. De très gros employeurs apparaissent en effet parmi les secteurs encore souffrants, comme le commerce de détail, le bâtiment, l'impression et l'hôtellerie/restauration. Les télécoms semblent, elles, exposées à un risque de stagnation des affaires.
Exportateurs mieux placés

Dans l'ensemble, les branches exportatrices profiteront les premières des prémices de la reprise (Credit Suisse prévoit une croissance des exportations à hauteur de 5%). Cette tendance favorable sera davantage supportée par la demande de pays émergents (Chine, Inde, Brésil…) que par celle des partenaires traditionnels du commerce extérieur helvétique (France, Allemagne, Etats-Unis…).

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Chômage en hausse

Les branches orientées vers le marché intérieur continueront pour leur part de peiner. Notamment à cause d'une aggravation du chômage. «En 2010, lorsque les mesures de chômage partiel arriveront à leur terme, de nombreuses entreprises se trouveront contraintes de licencier. La moyenne annuelle du taux de chômage dépassera dès lors les 5%», estime Nicole Brändle, du Credit Suisse.

En dépit d'évaluations moins pessimistes, celle du Credit Suisse se défend tout de même. Non seulement en tenant compte des taux de chômage de nos voisins, mais aussi d'une réalité historique rappelée dans l'étude de l'établissement zurichois, publiée hier: «L'exercice 2009 a été le plus mouvementé depuis la crise pétrolière de 1973.» A tel point que Credit Suisse semble hésiter sur les perspectives de la place financière helvétique, générant 11% du PIB (produit intérieur brut) national et employant 6% de la population active.

«Niveaux vertigineux»

La banque affirme en effet que «ce secteur est paré pour l'avenir et bien positionné au niveau international». Elle relève cependant que les perspectives des prestataires financiers sont grevées d'incertitudes, du fait «des discussions actuellement menées au sujet de la régulation des marchés». En termes sibyllins, Credit Suisse rappelle en outre que l'état actuel du secret bancaire n'a rien de définitif.?£««TrDans Dans

La dernière édition du «Manuel des branches» évoque enfin l'onde de choc de la crise: «Avec plus de 5000 faillites l'an dernier, le record de 2004 a dû être battu. Il s'agit de niveaux vertigineux.» Et le nombre des déconfitures devrait encore s'accroître cette année.

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