Avec ses indications claires et un calibre maison disposant de 8 jours de réserve de marche, cet élégant modèle convient à toutes les situations.
WORLDTEMPUS - 3 février 2011
Louis Nardin
Le gris souris de la Madison 8 Days prêtée à Worldtempus pour un test au porté la rend aussi originale qu'élégante. Cette couleur à part lui confère un style à la fois habillé, actuel et légèrement décalé, donc qui la distingue. Elle joue donc parfaitement son rôle de compagnon du quotidien comme elle sait s'illustrer dans des moments plus officiels. Sous son habit de gentleman, la Madison Eight-Days "Spherodrive" cache un mouvement rectangulaire intégrant le système Spherodrive, la dernière innovation technique élaborée par Eterna dont les activités manufacturières sont en plein redémarrage.

La Madison Eight-Days "Spherodrive" prêtée à Worldtempus le temps d'un test au porté. © Eterna
Mission accomplie
La Madison Eight-Days "Spherodrive" accumule plusieurs détails signant une belle réalisation horlogère. Le cadran s'avère particulièrement soigné avec au centre une zone gravée tapisserie et dont les côtés reprennent le galbe du boîtier tonneau. Au-dessus du nom de la marque, les cinq microbilles qui représentent son symbole scintillent discrètement. Entre la minuterie et le centre du cadran s'ouvre une bande satinée soleil accueillant les index. Tout comme pour les aiguilles, leur diamantage parfait offre une visibilité idéale de l'heure, et ce même dans l'obscurité. Il suffit pour cela de modifier légèrement l'inclinaison de la montre pour que tous ces microrectangles polis miroitent même dans l'obscurité. La grande date à 2h ainsi que la réserve de marche à 7h militent également pour une visibilité optimale des fonctions disponibles. Clair, robuste, affirmé, le visage de la Madison Eight-Days "Spherodrive" remplit sa mission.

Vu de dessus, le boîtier donne du corps au modèle en cintrant son cadran d'une façon équilibrée. La lunette polie répond aux autres éléments brillants de l'affichage. La transition sur le bracelet manque en revanche de fluidité et tombe de façon trop abrupte sur l'attache. De côté, la courbe de la carrure et son épaisseur s'avèrent aussi trop puissantes par rapport à l'ensemble.

Architecture en lignes
Côté mouvement, la Madison Eight-Days "Spherodrive" décompte le temps au rythme de 28'800 alternances-heure grâce à son nouveau calibre exclusif mécanique à remontage manuel, le 3510. Son système breveté Spherodrive permettant de stabiliser et de régulariser la rotation des barillets grâce à des roulements à billes en oxyde de zyrconium est destiné à assurer un flux d'énergie constant qui s'arrête automatiquement grâce à un mécanisme stoppant le balancier après huit jours d'utilisation. Lors du test, cet ingénieux mécanisme a très bien fonctionné mise à part qu'il semblait rester encore un peu d'énergie dans les barillets à en croire l'indicateur de réserve de marche qui n'était entièrement passé au rouge.
Le fond du boîtier étant en saphir, il laisse voir une architecture de calibre toute en lignes. A commencer par les finitions Côtes de Genève verticales particulièrement fines. Les deux barillets sont eux aussi positionnés sur un même axe avec sur le rochet de chacun d'eux une bague bleutée et gravée. Positionné verticalement toujours, le pont de balancier est maintenu par deux vis bleuies, comme toutes celles visibles sur le fond du calibre d'ailleurs.
Incarnant le renouveau de la marque en tant que créatrice et productrice de calibres, la Madison Eight-Days "Spherodrive" conjugue tous les éléments propres à un garde-temps manufacturé et cohérent. En dehors de son prix fixé vers le haut à 11'950 francs suisses avec les taxes, elle jouit de tous les avantages d'un véritable garde-temps suisse.
Retrouvez le compte-rendu, en anglais, d'Elizabeth Lilly Doerr en cliquant ici.

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