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Les sous-traitants ont afflué à Beaulieu

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Les salons de l'environnement professionnel de l'horlogerie-joaillerie et des microtechnologies accueillent de plus en plus d'exposants étrangers.

24Heures - 14 juin 2010Katarzyna GornikEPHJ_328400_0

 


EPHJ pour Environnement professionnel horlogerie-joaillerie. EPMT pour Environnement professionnel des microtechnologies. Deux sigles déroutants, pourtant limpides aux yeux de nombre d'entrepreneurs suisses, mais aussi étrangers. Car l'événement a réussi, au fil du temps, à gagner en notoriété et en crédibilité. Au point qu'en 2009, ses deux fondateurs, André Colard et Olivier Saenger, ont annoncé avec fierté une croissance de 5% des exposants. Une rareté dans la conjoncture actuelle. «D'autres salons européens ont enregistré une baisse atteignant jusqu'à – 20%», a souligné André Colard.

Toit commun désormais

Pour les organisateurs, 2010 est une année charnière. Tout d'abord par la quasi-fusion des deux volets de la manifestation. Jusqu'ici, chaque spécialité s'exposait dans deux halles distinctes. Désormais, EPHJ et EPMT font toit commun. Plus vaste, le nouvel espace a ainsi permis d'ouvrir la porte à de nouveaux candidats après deux années «à guichets fermés».

Unique dans son genre – le salon est le seul à regrouper ces deux secteurs –, la manifestation attire par ailleurs de plus en plus de groupements. Aux côtés du pavillon du canton du Jura sont ainsi venus s'ajouter l'espace dédié à la Franche-Comté et, désormais, un pavillon français. Car le rendez-vous des sous-traitants séduit les entrepreneurs étrangers. En 2010, 69% des hôtes non suisses provenaient de France, 16% d'Allemagne, 9% d'Italie. L'Arménie, l'Autriche, la Belgique, les Pays-Bas et le Japon ont également été représentés. Au total, le salon a ainsi accueilli 20% d'acteurs internationaux, soit 110 exposants sur 541. En plein développement, la manifestation ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin. «Quarante personnes ont déjà confirmé leur présence pour la prochaine édition», s'est réjoui Olivier Saenger.

La parole aux entrepreneurs venus exposer leur savoir-faire pour la première fois à l'EPHJ-EPMT



«Au début, je n'y ai pas cru. Force est de constater que le temps a donné raison aux organisateurs.» Aujourd'hui Alain Borle, CEO de Pac Team,  a d'ailleurs changé d'avis. Sa société, basée au Mont-sur-Lausanne, fournit des éléments de décors d'exposition à de grandes marques horlogères, de joaillerie et de lunettes (écrins, présentoirs, vitrines, etc.). «On m'a proposé un bon emplacement, et mon équipe était enthousiaste. Je me suis dit qu'il fallait participer, en tant qu'entreprise vaudoise mais aussi en tant que leader dans notre secteur: nos concurrents sont là!» Jusqu'à présent, Pac Team exposait régulièrement dans le cadre d'un salon parisien. Alain Borle n'a pas hésité à troquer Paris contre Lausanne: aucun frais de déplacement, un investissement en termes de personnel très raisonnable… Des facteurs clairement en faveur de l'EPHJ.

«J'ai sauté sur l'occasion, car nous voulons nous développer dans le secteur de la bijouterie et de l'horlogerie», explique Richard Gut, directeur de Gumaco. Basée à Dully, Gumaco distribue des solutions d'identification et de traçabilité par codes-barres et par RFID (procédé de reconnaissance par radiofréquence, fonctionnant par l'intégration de puces d'identification dans les éléments). Dans son espace, Richard Gut présentait des étiquettes, des imprimantes, des étiqueteuses et des lecteurs de codes. «Nos produits sont destinés à tous ceux qui produisent une pièce et doivent l'identifier, afin d'assurer notamment le suivi au fil du processus de fabrication.» Choisir le domaine de l'horlogerie, en pleine crise, voilà une décision étonnante… «C'est quand la crise est là qu'il faut être le plus dynamique», rétorque Richard Gut, serein.

Venus présenter leurs produits dans la partie dédiée aux microtechnologies, les ingénieurs d'Atracsys,  à Renens, conçoivent des instruments de mesure sans contact et en 3D (avec une précision de quelques dizaines de micromètres). Ces outils sont entre autres destinés à l'inspection ou au contrôle de la qualité. La PME, créée en 2004, ne s'en tient pourtant pas qu'à des applications pour le monde industriel ou médical. Atracsys s'est aussi spécialisée ans la communication et le marketing interactif. L'un de ses produits «star» est un écran géant, baptisé beMerlin. L'utilisateur peut interagir avec l'écran sans le toucher, pour visualiser un objet ou des présentations, toujours en trois dimensions. Cet accessoire, loin d'être un gadget, est une aide à la vente très apprécié par de grandes enseignes, explique Maurice Hälg, cofondateur de la société.

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