Genève accentue son rôle d'épicentre du luxe

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Les ventes genevoises qui s'achèvent ont répondu aux attentes des maisons anglaises. Retour sur l'un des événements prépondérants du marché de l'art.


L'Agefi - 18 novembre  2011

François Praz



Des impressionnistes décevants et de l'art moderne et contemporain plus enthousiasmants, telles avaient été les enchères new-yorkaises de ce début novembre. Dès lors, il devenait impératif que les vacations genevoises rétablissent un certain équilibre du point de vue des valeurs du marché. Positif chez Christie's, le montant global des ventes s'est élevé à 202,8 millions de francs. Cette somme correspond à une hausse de 62 pour cent des gains par rapport à l'année 2010. Au fondement de ces résultats, on trouve en particulier un diamant gris et une montre Patek Philip qui ont spécialement performé. «Genève s'est positionnée comme un épicentre dans les domaines des montres, des bijoux et des vins fins», confirme François Curiel, le très présent président de Christie's Suisse.

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Du côté de chez Sotheby's, le résultat cumulé des différentes sessions organisées s'élève à 64,5 millions de dollars. La pièce phare de la vente, à savoir le diamant dit Sun-Drop, a trouvé un acquéreur pour 11,28 millions de dollars. A titre de rappel, l'estimation initiale de cette gemme oscillait entre 10 et 14 millions de francs suisses. Ce résultat entérine le succès de cette vente dont le résultat s'est avéré être le plus élevé dans le monde. «Cette pierre véritablement sensationnelle possède une immense présence. A la clé de cette vente, seuls quatre diamants de plus de 100 carats ont été vendus aux enchères. Tous l'ont été par Sotheby's Genève», a confirmé David Bennett, le Président du Département de Haute Joaillerie de Sotheby's pour l'Europe et le Moyen-Orient qui est par ailleurs le coprésident de Sotheby's Suisse.

En résumé, sur des marchés chahutés, seules les pièces d'exception réalisent des résultats véritablement probants. Leur rareté, leur état de conservation et leur dimension historique sont les facteurs qui ajoutent une indéniable valeur à ces pièces d'exception. Il semblerait que la gamme de prix inférieure peine en revanche à performer autant que par le passé. Il en résulte le cas de la Rolex qui a appartenu au Chancelier allemand Konrad Adenauer. Cette pièce d'horlogerie a trouvé preneur pour 170 mille francs. Ce montant correspond au triple de l'estimation initiale. Mis en concurrence, trois acquéreurs potentiels ont surenchéri pour atteindre ce montant conséquent. Il est vrai que cette montre était offerte avec son écrin en cuir d'origine et, chose extrêmement rare, une lettre du fondateur allemand de Rolex, Hans Wilsdorf datée du 16 septembre 1955.

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