Avouez-le, n'avez-vous jamais posé la question?
Tribune des Arts - Septembre 2009
Sylvie Guerreiro
Ne jetez donc pas trop vite la pierre à l'insistante marâtre de Blanche-Neige. Avant même l'apparition du miroir en tant que tel, la femme s'était déjà entichée de ce maudit reflet que l'on voudrait toujours flatteur. Elaborant dès 10 000 avant notre ère, les premières palettes de soins de beauté. La Bible elle-même évoque l'art de se maquiller, soutenue par les Egyptiens de l'antiquité. Ces Egyptiens tout embaumés d'onguents, hommes ou femmes, qui se plaisaient à s'habiller de voiles transparents, pour mieux séduire. Car c'est bien de cela dont il s'agit. A la question du miroir, se substitue inconsciemment celle de l'amour. "Aimez-moi, aimez-moi!", criait en vérité la belle devant son miroir magique, mais aussi l'innocente princesse qui, elle, n'avait pas tant besoin de preuves, puisque s'aimant – et par conséquent aimant les autres – suffisamment. Et un jour viendra le prince charmant qui m'aimera, et les enfants aimants, et les amis fidèles…
Bref, c'est toujours la même histoire, de l'Amour et de la Beauté. Une histoire que la Tribune des Arts a toujours autant plaisir à revisiter, par le biais d'expositions, de portraits des faiseurs de beauté et des dernières nouveautés sortis des laboratoires et autres machines à coudre. Surtout en ces temps où le joli hâle des vacances commence à s'estomper.

Sylvie Guerreiro
Ne jetez donc pas trop vite la pierre à l'insistante marâtre de Blanche-Neige. Avant même l'apparition du miroir en tant que tel, la femme s'était déjà entichée de ce maudit reflet que l'on voudrait toujours flatteur. Elaborant dès 10 000 avant notre ère, les premières palettes de soins de beauté. La Bible elle-même évoque l'art de se maquiller, soutenue par les Egyptiens de l'antiquité. Ces Egyptiens tout embaumés d'onguents, hommes ou femmes, qui se plaisaient à s'habiller de voiles transparents, pour mieux séduire. Car c'est bien de cela dont il s'agit. A la question du miroir, se substitue inconsciemment celle de l'amour. "Aimez-moi, aimez-moi!", criait en vérité la belle devant son miroir magique, mais aussi l'innocente princesse qui, elle, n'avait pas tant besoin de preuves, puisque s'aimant – et par conséquent aimant les autres – suffisamment. Et un jour viendra le prince charmant qui m'aimera, et les enfants aimants, et les amis fidèles…
Bref, c'est toujours la même histoire, de l'Amour et de la Beauté. Une histoire que la Tribune des Arts a toujours autant plaisir à revisiter, par le biais d'expositions, de portraits des faiseurs de beauté et des dernières nouveautés sortis des laboratoires et autres machines à coudre. Surtout en ces temps où le joli hâle des vacances commence à s'estomper.

