Le secteur de l'horlogerie serait le plus susceptible de souffrir de la dégradation de l'économie américaine.
Malgré la crise, l'année 2008 «n'aura pas été une catastrophe» dans les relations économiques et commerciales entre la Suisse et les Etats-Unis. C'est en tout cas ce qu'estime Martin von Walterskirchen, directeur à Chicago de Switzerland Trade and Investment Promotion (le Switzerland Business Hub des Etats-Unis). Il se veut même rassurant à court terme: «Il n'y a pas à craindre de black-out dans nos relations pour 2009.» 
Outre l'automobile, les secteurs du médical, de la biotechnologie, de l'informatique et, à plus long terme, de l'économie dite «verte» devraient être les secteurs les plus porteurs et les moins affectés par la crise. Seule l'horlogerie risque de connaître une mauvaise passe, selon lui.Dans l'autre sens, la Suisse continue d'intéresser les investisseurs américains, observe clairement le responsable. «L'implantation de quartiers généraux européens sur sol helvétique pour de grandes sociétés américaines a connu un boom depuis 2007», a-t-il encore souligné.Jean-François Schwab, ATS
5 janvier 2008

Martin Von Walterskirchen (DR)
Pour les neuf premiers mois de l'année, les exportations helvétiques vers les Etats-Unis ont connu une croissance de 3% contre 4% pour la même période en 2007. Si les chiffres ne sont pas encore connus pour le dernier trimestre, Martin von Walterskirchen s'attend évidemment à un ralentissement des échanges. «En fait, 2008 aura été comme deux années distinctes. Tout a changé d'un seul coup: c'est comme si au début du mois d'octobre on était passé d'une pièce à une autre en claquant violemment la porte», illustre-t-il. «Mais la crise économique aux Etats-Unis peut aussi être une chance pour la Suisse», estime-t-il toutefois. Des produits helvétiques de remplacement, notamment dans le secteur automobile, peuvent s'offrir une place sur le marché américain. Et de citer en exemple la livraison d'outils et de machines pour des boîtes à vitesse grâce au plan d'aide gouvernemental pour les trois géants de Detroit (General Motors, Ford et Chrysler).Outre l'automobile, les secteurs du médical, de la biotechnologie, de l'informatique et, à plus long terme, de l'économie dite «verte» devraient être les secteurs les plus porteurs et les moins affectés par la crise. Seule l'horlogerie risque de connaître une mauvaise passe, selon lui.Dans l'autre sens, la Suisse continue d'intéresser les investisseurs américains, observe clairement le responsable. «L'implantation de quartiers généraux européens sur sol helvétique pour de grandes sociétés américaines a connu un boom depuis 2007», a-t-il encore souligné.Jean-François Schwab, ATS
5 janvier 2008