Pharma, chimie et horlogerie sortent du lot

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Les principales branches suisses devraient poursuivre leur redressement cette année, mais à un rythme modéré

Tribune de Genève - 27 janvier 2011

Thierry Délèze



Quelles sont les branches de l'économie suisse qui profiteront le plus de la reprise de la croissance, et quelles sont celles qui lutteront cette année encore? Le Manuel des branches 2011, publié par Credit Suisse fournit des éléments de réponse. Les économistes de la grande banque soulignent tout d'abord la vigueur et la rapidité avec lesquelles la Suisse s'est remise de la récession.

L'étude montre ensuite que les principaux secteurs d'activité du pays vont poursuivre leur redressement durant l'année en cours, même si celui-ci sera modeste.

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Selon leurs prévisions, le tiercé gagnant se compose de l'industrie pharmaceutique et chimique, les technologies médicales et instruments de mesures, ainsi que l'horlogerie. Principaux atouts de ces branches: elles profitent de l'excellent niveau de la recherche en Suisse. Plus spécifiquement, pour les deux premières, le vieillissement de la population, la place croissante qu'occupe la santé dans la société, et les dépenses qui vont avec, garantissent des perspectives de croissance. L'industrie horlogère, grâce à sa forte implantation dans les pays émergents, en plein boom économique, devrait connaître une reprise marquée en 2011, elle qui avait été fortement touchée par la crise en 2009.

Le poids du franc fort

Toutes ces branches devront cependant composer avec un franc fort qui pourrait jouer les trouble -êtes, freiner leur reprise et peser sur leur croissance. Si le franc reste fort, ce qui est probable, la pression sur les marges de ces industries exportatrices s'accentuera.

Dans ce contexte, l'hôtellerie se trouve face à des défis de taille. Elle devrait pâtir de la cherté du franc, notamment avec les Britanniques et la clientèle de la zone euro. «L'hôtellerie est particulièrement touchée par le franc fort, contre lequel elle n'a pas d'alternative, contrairement à d'autres branches qui peuvent plus facilement le contourner, en s'approvisionnant à l'étranger. Pour l'hôtellerie, la matière principale, c'est le travail», souligne Nicole Brändle Schlegel, économiste au Credit Suisse et responsable de l'étude.

Chômage partiel

L'étude se penche pour la première fois sur le développement du chômage partiel par branches, et permet de souligner son importance pour les secteurs les plus touchés. Ainsi, en mai 2009, au plus fort de la crise, un quart des employés du secteur métallurgique et un cinquième de l'industrie des machines étaient au chômage partiel. Le recours au chômage partiel a permis d'éviter, à court terme, d'importantes réductions de postes. Selon les calculs du Credit Suisse, le taux de chômage dans l'industrie du textile, en 2009, aurait pu monter jusqu'à 17%, sans recours au chômage partiel, qui a permis de le maintenir à 10%.

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