Tribune de Genève - 12 octobre 2011
ats
Les travailleurs de l'horlogerie bénéficieront au 1er janvier 2012 d'une nouvelle convention collective de travail (CCT). Le syndicat Unia et la Convention patronale ont signé mercredi à Neuchâtel un texte qui apportera des améliorations pour 42'000 travailleurs.
Valable pour une durée de cinq ans, le document instaure un régime de paix absolue du travail dans l'horlogerie et la microtechnique, deux secteurs qui concernent 431 entreprises. Les négociations ont duré huit mois, ont précisé Unia et la Convention patronale.

Les principales améliorations pour les travailleurs sont la hausse de la participation de l'employeur au coût de l'assurance maladie de 130 à 160 francs, la hausse généralisée des salaires minimaux d'embauche, l'extension de 3 à 5 jours du congé paternité et l'introduction d'une retraite modulée.
Les entreprises bénéficieront d'un horaire de travail flexible en ayant la possibilité d'assouplir dans ces cas spéciaux les règles de l'horaire fluctuant, disposition qui permet de travailler de 30 à 45 heures par semaine. Elles profiteront d'une actualisation du calcul du salaire horloger médian qui ne tiendra plus compte de certains suppléments salariaux comme les primes.
L'entrée en vigueur de cette nouvelle CCT en 2012 coïncidera avec le 75e anniversaire du patronat social entre syndicat et patronat. Aujourd'hui, 72% des entreprises du tissu horloger et microtechnique suisse sont affiliées à la CCT.
Syndicat satisfait
Le syndicat Unia est satisfait du résultat des négociations. Notamment sur l'augmentation du droit aux vacances. «Nous avons par contre réussi à repousser une flexibilisation plus importante du temps de travail voulue par le patronat», a expliqué Jean-Claude Rennwald, responsable de l'horlogerie du syndicat Unia. Pour Jean-Claude Rennwald, la principale innovation de la CCT signée mercredi est l'introduction de la retraite progressive.
Satisfaction également du côté du patronat. «Après huit mois de négociations, nous constatons qu'il n'y a pas de vainqueur et qu'il n'y a pas de vaincu», a souligné la présidente de la Convention patronale (CP) de l'industrie horlogère Elisabeth Zölch. Et d'ajouter que pendant cinq ans, Unia et la CP s'engagent à dialoguer.
