Luxe discret

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Dans un marché pas toujours facile, je connais des personnes qui vont de l‘avant. La crise semble même stimuler les directeurs des grandes marques...

Dans un marché pas toujours facile, je connais des personnes qui vont de l‘avant. La crise semble même stimuler les directeurs des grandes marques. Les CEO sont bien en place. Prudents, ils n‘en sont pas pour autant abattus. Et je peux vous dire que les grands groupes horlogers ne montrent pas vraiment non plus de signes de lassitude. Je prends l‘exemple de Van Cleef & Arpels, cette marque parisienne prestigieuse connue au départ pour ses joyaux originaux. Depuis quelques années, elle fait beaucoup d‘efforts d‘imagination, y compris dans le domaine des montres. Son patron, Stanislas de Quercize, qui a autant de classe et de culture que de discrétion, mise sur l‘originalité absolue qui donne à chaque fois des réalisations aussi belles que compliquées.

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Après la grande innovation que fut la «Complication Poétique», aussi gracieuse que féerique, Stanislas de Quercize nous a appris à lever la tête et à regarder le ciel de nuit. Sa montre «Midnight in Paris» nous offre une carte du ciel étoilé, qui se renouvelle avec la marche du temps. C‘est de toute beauté! Mais je dois absolument vous parler aussi d‘«Hyppocampe», sa dernière création, qui est extraordinaire. Je la trouve très originale avec ses deux montres qui se rangent dans un beau boîtier-bracelet orné de cet animal mythique, à la fois cheval et poisson, un des êtres marins les plus fascinants que je connaisse. D‘où son nom de «Secret Duo». Ce petit chef-d‘oeuvre qui évoque tous les secrets de l‘Atlantide, vous pourrez le découvrir, aux côtés de nombreuses autres créations d‘autres marques à l‘exposition des montres concourant pour le Grand Prix d‘Horlogerie de Genève, que je vous conseille vivement de visiter dès aujourd‘hui à l‘UBS de la Corraterie. Une fois de plus en période de crise, c‘est à la fois l‘innovation et le rêve qui permettent de surmonter les difficultés, car c‘est un moyen infaillible de remonter le moral des acheteurs.

 

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GABRIEL TORTELLA

Source: Tribune de Genève - 16 octobre 2008

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