Selon Nick Hayek, patron du groupe Swatch, l'industrie horlogère est beaucoup plus équilibrée que par le passé. Le réveil de la Chine, de la Russie et de l'Inde a permis au secteur de gagner en flexibilité.
L'industrie horlogère est plus régulière aujourd'hui, contrairement à il y a quelques années où le secteur passait d'un extrême à l'autre, assure Nick Hayek dans une interview parue lundi dans le quotidien économique "L'Agefi". (voir revue de presse de worldtempus)
"Si l'Europe ou les Etats-Unis devaient marquer le pas, nous pourrions toujours croître ailleurs", souligne-t-il. Dans l'attente de la publication de ses résultats le 21 mars, le patron de Swatch informe que les chiffres de tous les segments sont excellents, même si "la croissance la plus extraordinaire est dans le luxe".
Le groupe entend toutefois défendre l'entrée et le milieu de gamme, un secteur extrêmement concurrentiel. "Le prestige seul ne fait pas une industrie. Les véritables innovations viennent aussi de ces segments."
L'exercice 2007 devrait constituer une nouvelle année record pour Swatch, en tout cas au niveau des investissements. "Entre 100 et 200 millions de francs au minimum sont investis chaque année dans l'outil de production. Se renforcer est même un devoir", ajoute Nick Hayek.
Le fils de Nicolas Hayek rappelle par ailleurs que "la Bourse est une source de complications perpétuelles". Selon lui, "il s'agit d'une pression à court terme qui n'est pas souhiatable pour l'industrie." La capitalisation de Swatch, à près de 19 milliards de francs, rend toutefois impossible une sortie de la Bourse.