En juin, les exportations ont augmenté de 18,5% par rapport à juin 2005
L'horlogerie continue de surfer sur la vague du succès. En juin, les exportations ont augmenté de 18,5% par rapport à juin 2005. Quant à la croissance au 1er semestre, elle a progressé de 15,5%.
L'horlogerie suisse vole de record en record. Au cours du premier semestre 2007, les exportations se sont élevées à 7,2 milliards de francs! Soit une progression de 15,5% par rapport à la même période de 2006. Après un début d'année exceptionnel - la hausse a dépassé les 20% en février et mars -, les exportations avaient un peu marqué le pas en mai, ne progressant «que» de 7,2%.
Après cette petite pause, celles-ci sont reparties de plus belle en juin pour atteindre une valeur totale de 1,396 milliard de francs (+18,5% par rapport à juin 2006). Comme le relève la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH) sur son site Internet, «l'avance par rapport à 2006 est déjà de près d'un milliard de francs et laisse entrevoir une année 2007 de haut niveau».
Comme ces derniers temps, les montres-bracelets - en particulier celles en or, en acier et en aluminium - ont cartonné le mois dernier. En valeur, les montres acier se taillent toujours la part du lion, à 549 mios de francs (+12%), suivies des montres or, à 456 mios (+37%). Mais la plus forte progression revient aux garde-temps argent plaqués or, qui ont bondi de plus de 72%`! Sur l'ensemble du semestre, les exportations de montres-bracelets ont atteint 6,6 milliards de francs (+15,4%).
Si tous les segments de prix ont dépassé leur niveau du 1er semestre 2006, ce sont une nouvelle fois les montres de luxe (+ de 3000 fr. valeur d'usine) qui se sont distinguées, puisqu'elles ont augmenté de presque 24% en valeur, et de 13,5% en nombre de pièces. Toutefois, relève la Fédération horlogère, «plusieurs hausses ont été contrariées par un recul de la catégorie des autres matières», en particulier du plastique.
En volume justement, le nombre de montres-bracelets exportées a légèrement augmenté (+3,6%) pour atteindre 11,8 mios d'unités. Soit 410 000 pièces de plus que pour les six premiers mois de 2006. L'augmentation la plus forte a été réalisée par les montres acier (+800 000 unités), alors qu'à l'opposé, la catégorie «autres métaux» reculait de 140 000 pièces, et même de 310 000 pour celles en plastique.
Tout comme les montres-bracelets, les autres produits horlogers se sont également bien comportés. Le nombre de mouvements exportés a progressé de 19,3%, à 88 mios, celui des boîtes de 21,5%, à 29,3 mios, et celui des bracelets de 9%, à 88 mios. Quant aux articles dits de «gros volume» (réveils, pendules et autres horloges), leur progression se situe dans la moyenne, soit à +14,7%. /PHO-c
Un tabac en Russie
Si les exportations ont quasiment toutes augmenté sur les 15 principaux marchés au 1er semestre 2007, à l'exception de Taïwan (-0,2%), la progression varie considérablement. Avec une hausse de 13,8%, les Etats-Unis restent le premier marché (les exportations ont atteint 1168 mios); ils sont talonnés par Hong Kong, à 1087 mios (+20,4%). Troisième marché par ordre d'importance, le Japon n'a progressé que de 2,6% (à 592 mios). Viennent ensuite l'Italie (476 mios) et la France (429 mios), en progression respective de 14 et 16%. L'Allemagne est en revanche à la traîne, avec une modeste hausse de 4,8%, à 383 mios. Parmi les pays émergents, la Chine a enregistré une progression de près de 29%, à 242 mios de francs. Mais c'est la Russie qui bat tous les records, puisque les exportations de produits horlogers y ont explosé, frisant les 119%, à 148 mios.
Jounal du Jura / PHILIPPE OUDOT / www.journaldujura.ch
2007 sera une année de haut niveau pour l'horlogerie
C'est la fédération horlogère suisse qui l'affirme. Les exportations de garde-temps helvétiques ont augmenté de près de 16% au premier semestre par rapport à la même période en 2006. Elles ont atteint un montant de quelque 7 milliards de francs.
L'horlogerie suisse n'en finit pas de tutoyer les records. Les sous-traitants peinent à répondre à la demande en composants. Alain Charpilloz, patron d'entreprise à Bévilard, produit notamment des rouages. Il avoue ne pas avoir assisté à pareille euphorie depuis le début des années 70 avant la grande crise.
L'horlogerie suisse n'en finit pas de tutoyer les records. Les sous-traitants peinent à répondre à la demande en composants. Alain Charpilloz, patron d'entreprise à Bévilard, produit notamment des rouages. Il avoue ne pas avoir assisté à pareille euphorie depuis le début des années 70 avant la grande crise.