
Se loger reste difficile
A Bâle même, il reste encore des places sur les bateaux-hôtel amarrés le long du Rhin, mais les prix sont élevés et il faut compter plus de 600 francs la nuit par personne. Durant le salon, il n'est pas rare de devoir dormir à Colmar en France voisine ou à Zurich par exemple. Là aussi, les taux d'occupation sont élevés, mais moins que les années précédentes. La retenue se fait également sentir dans la para-hôtellerie. « Nous avons plus de clients, mais qui veulent moins », explique Hans-Georg Bell, co-partenaire de la société Basellodging, spécialisée dans la sous-location d'appartements privés. Les logis proposés, service de nettoyage, checking et chauffeur compris, avoisinent 150 francs la nuit par personne pour une location une étoile à « beaucoup » pour un lieu de résidence cinq étoiles, sauna et piscine inclus. Mais cette dernière offre n'a pas eu les faveurs escomptées, note M. Bell, épargner étant le maître mot cette année. En moyenne, un appartement de taille standard coûte de 3000 à 3500 francs pour les huit jours que dure Baselworld.
Moins de banquets
Le retour à plus de simplicité et à moins d'extravagance se fait également ressentir dans le domaine des banquets et autres « happenings ». « Il y a moins de gros événements organisés, mais par contre plus de réceptions de petite taille », indique Daniel Füglister, directeur de l'établissement de luxe Swissôtel Le Plaza. Il ne veut par ailleurs pas entendre parler de crise, ce terme étant carrément banni à l'intérieur de l'hôtel. Pour ce patron, Baselworld revêt une importance capitale, la foire étant la plus importante de l'année. Il n'observe ainsi pas vraiment de tendance négative, juste plus de retenue dans les dépenses de ses clients. Mais selon un article publié récemment dans les colonnes de la « Basler Zeitung », les coupes opérées ont quand même touché le secteur événementiel : plusieurs organisateurs n'ont par exemple reçu qu'une voire aucune commande pour l'organisation d'un quelconque event en rapport avec Baselworld.