Doris Leuthard s'est exprimée à Genève lors de l'assemblée générale de la Fédération horlogère suisse (FH).
Romandie.com - 25 juin 2009
ats
La conseillère fédérale Doris Leuthard est venue à la rencontre d'un secteur au coeur des turbulences économiques. Elle a rappelé l'importance des accords de libre-échange bilatéraux pour cette activité très exportatrice.
"C'est par gros temps qu'il est important d'échanger et de planifier l'avenir", a indiqué jeudi à Genève Doris Leuthard, qui s'exprimait lors de l'assemblée générale de la Fédération horlogère suisse (FH). Elle a reconnu que le secteur horloger est "encore très affecté" par le climat économique difficile.
La Suisse a mis en place un ensemble de mesures pour amortir le choc conjoncturel, a rappelé la ministre de l'économie. Convaincue que les effets de la crise mondiale seront plus forts après la pause estivale, elle table sur des commandes et des exportations en baisse, une montée du chômage et un recul de la consommation.
"Les perspectives restent sombres". Selon un groupe d'experts de la Confédération, le recul du PIB de la Suisse devrait atteindre -2,7% en 2009, puis -0,4% en 2010. Le taux de chômage devrait atteindre 3,8% cette année et 5,5% en 2010.
"Il ne faut pas s'attendre à une amélioration rapide en Suisse, le moteur économique va se remettre en marche très lentement", a déclaré Doris Leuthard. Elle a toutefois estimé que "l'impulsion conjoncturelle" donnée par la Confédération avec son troisième plan de relance, sera "suffisante".
Bien positionnée, "la Suisse n'a pas de problèmes structurels, pas de crise immobilière, pas de crise de crédits", a estimé Mme Leuthard, jugeant "la récession importée". Elle a réaffirmé l'enjeu que représente pour les entreprises suisses, très exportatrices, un réseau dense d'accords de libre-échange bilatéraux.
"L'accord signé entre les Etats de l'AELE et les Etats du Golfe dans le commerce des marchandises, à quelques exceptions près, élimine les droits de douane sur les produits industriels". Un accord qui va permettre à l'horlogerie d'économiser 60 millions de francs, a relevé Jean-Daniel Pasche, président de la FH.
D'autres accords sont déjà en cours d'élaboration. Les négociations devraient aboutir dès cet été avec Hong Kong, premier partenaire asiatique de l'horlogerie. La Russie, l'Ukraine, la Chine sont aussi inscrits au programme.
"Je suis confiante que nous arriverons à clore le Cycle de Doha en 2010", a par ailleurs, annoncé Doris Leuthard. L'aboutissement de ces discussions au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se soldera par un abaissement des droits de douane américains de 5,4 à 2,8%, soit 68 millions de francs économisés pour l'horlogerie.
En Chine, les exportateurs suisses pourraient faire l'économie de 30 millions par an, les droits de douane sur ce marché étant ramenés de 15,9 à 8,7%. "Avec l'achèvement du Cycle de Doha, l'Inde va devoir consolider tous ses droits de douane". Le nouveau taux passerait de 40% actuellement à seulement 13,9%. Encore une bonne nouvelle pour l'horlogerie.
Interrogée sur la création à l'étude d'un fonds de soutien pour l'industrie des machines, Doris Leuthard a déclaré ne pas avoir été contactée. Quant aux difficultés liées aux crédits à l'exportation, elle a estimé le sujet "du ressort des banques".
"La crise est aussi une chance pour des changements", a conclu la ministre de l'économie. Elle a fait appel aux patrons du secteur horloger pour développer la formation, notamment celle des jeunes et maintenir l'emploi.
ats

La conseillère fédérale Doris Leuthard est venue à la rencontre d'un secteur au coeur des turbulences économiques. Elle a rappelé l'importance des accords de libre-échange bilatéraux pour cette activité très exportatrice.
"C'est par gros temps qu'il est important d'échanger et de planifier l'avenir", a indiqué jeudi à Genève Doris Leuthard, qui s'exprimait lors de l'assemblée générale de la Fédération horlogère suisse (FH). Elle a reconnu que le secteur horloger est "encore très affecté" par le climat économique difficile.
La Suisse a mis en place un ensemble de mesures pour amortir le choc conjoncturel, a rappelé la ministre de l'économie. Convaincue que les effets de la crise mondiale seront plus forts après la pause estivale, elle table sur des commandes et des exportations en baisse, une montée du chômage et un recul de la consommation.
"Les perspectives restent sombres". Selon un groupe d'experts de la Confédération, le recul du PIB de la Suisse devrait atteindre -2,7% en 2009, puis -0,4% en 2010. Le taux de chômage devrait atteindre 3,8% cette année et 5,5% en 2010.
"Il ne faut pas s'attendre à une amélioration rapide en Suisse, le moteur économique va se remettre en marche très lentement", a déclaré Doris Leuthard. Elle a toutefois estimé que "l'impulsion conjoncturelle" donnée par la Confédération avec son troisième plan de relance, sera "suffisante".
Bien positionnée, "la Suisse n'a pas de problèmes structurels, pas de crise immobilière, pas de crise de crédits", a estimé Mme Leuthard, jugeant "la récession importée". Elle a réaffirmé l'enjeu que représente pour les entreprises suisses, très exportatrices, un réseau dense d'accords de libre-échange bilatéraux.
"L'accord signé entre les Etats de l'AELE et les Etats du Golfe dans le commerce des marchandises, à quelques exceptions près, élimine les droits de douane sur les produits industriels". Un accord qui va permettre à l'horlogerie d'économiser 60 millions de francs, a relevé Jean-Daniel Pasche, président de la FH.
D'autres accords sont déjà en cours d'élaboration. Les négociations devraient aboutir dès cet été avec Hong Kong, premier partenaire asiatique de l'horlogerie. La Russie, l'Ukraine, la Chine sont aussi inscrits au programme.
"Je suis confiante que nous arriverons à clore le Cycle de Doha en 2010", a par ailleurs, annoncé Doris Leuthard. L'aboutissement de ces discussions au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se soldera par un abaissement des droits de douane américains de 5,4 à 2,8%, soit 68 millions de francs économisés pour l'horlogerie.
En Chine, les exportateurs suisses pourraient faire l'économie de 30 millions par an, les droits de douane sur ce marché étant ramenés de 15,9 à 8,7%. "Avec l'achèvement du Cycle de Doha, l'Inde va devoir consolider tous ses droits de douane". Le nouveau taux passerait de 40% actuellement à seulement 13,9%. Encore une bonne nouvelle pour l'horlogerie.
Interrogée sur la création à l'étude d'un fonds de soutien pour l'industrie des machines, Doris Leuthard a déclaré ne pas avoir été contactée. Quant aux difficultés liées aux crédits à l'exportation, elle a estimé le sujet "du ressort des banques".
"La crise est aussi une chance pour des changements", a conclu la ministre de l'économie. Elle a fait appel aux patrons du secteur horloger pour développer la formation, notamment celle des jeunes et maintenir l'emploi.
