Jérôme de Witt, fondateur et ambassadeur de la marque éponyme. (STEEVE IUNCKER GOMEZ)
Jérôme de Witt l'annonçait dans nos colonnes en novembre dernier: en croissance exponentielle, l'horloger genevois prévoyait de déménager de Vandoeuvres à Vernier.
C'est désormais chose faite. Depuis début janvier, la société active dans le marché rentable du très haut de gamme a pris possession de locaux plus vastes, et peut enfin entamer son processus de verticalisation de sa production. Objectif: augmenter la qualité plutôt que la quantité. «Il s'agit surtout de mieux maîtriser à l'interne la fabrication d'une partie de nos composants de nos mouvements », explique Pascal Brandt, directeur de la communication de De Witt.
Etablie sur une surface de 1500 m2 répartie sur 2 niveaux, la manufacture genevoise se dotera ainsi ces prochaines semaines d'un parc de machines sophistiqué comprenant notamment un centre d'usinage électronique.
L'atelier d'horlogerie a été quant à lui amélioré d'un point de vue fonctionnel et accueillera de nouvelles places de travail. Au total, De Witt compte ainsi créer entre 20 et 25 emplois cette année.
Personnel hautement qualifié
L'ensemble de ces postes concernent des horlogers confirmés, particulièrement dans le segment des complications. «Nous recevons de très nombreuses demandes d'emploi spontanées, ce qui prouve l'intérêt pour notre petite entreprise. Mais il est vrai que notre secteur d'activité particulier requiert du personnel hautement qualifié», remarque Pascal Brandt.
Reconnue pour ses innovations technologiques dans la conception de ses garde-temps exclusifs, la manufacture genevoise développe chaque année de nouvelles complications horlogères. On se souvient notamment de l' Academia Tourbillon différentiel, grand prix de l'horlogerie de Genève en 2005.
A l'occasion de la foire horlogère prévue à Bâle le 12 avril prochain, De Witt présentera plusieurs nouveautés innovantes, combinant fonctions originales à des matériaux rares et uniques..
Tribune de Genève / Florence Noël / www.tdg.ch