Les dessinateurs en horlogerie ont un rôle essentiel dans le processus de réalisation d'une montre. Portrait de l'un d'entre d'eux, Valérie Francfort, chez Chopard à Genève.
«Vous savez, mon parcours professionnel est atypique. Alors, je ne sais pas si je suis pour vous suffisamment représentative de mon métier.» Atypique, la trajectoire de Valérie Francfort l'est en effet.?
Valérie donne alors un autre sens à sa trajectoire professionnelle. «C'était à un moment de ma vie où je ressentais le besoin de faire quelque chose de plus utile à la société, poursuit-elle. C'est ainsi que je me suis engagée dans la police.» Et voila Valérie affublée de l'uniforme de la police internationale de Genève à l'aéroport. Avant de le remettre cinq ans plus tard. «Peu à peu, mon intérêt pour ce métier s'était estompé», explique-t-elle.
Représenter les pièces d'une montre en 3D
Valérie retourne alors à ses premiers amours: l'horlogerie. C'est en répondant à une offre d'emploi qu'elle intègre la prestigieuse entreprise d'horlogerie-bijouterie Chopard à Genève. Elle y exerce depuis octobre 2005 en tant que dessinatrice en microtechnique. «Mon métier consiste à dessiner sur ordinateur les différentes pièces du mécanisme et du mouvement d'une montre, explique-t-elle. Je les représente en 2D ou en 3D sur la base des projets, des esquisses fournies par les ingénieurs du bureau technique. De leur côté, d'autres dessinateurs, spécialisés eux en design, s'occupent de la robe (ndlr: le boîtier) de la montre.»
Ce travail d'équipe plaît à Valérie. «Chez Chopard, dans la création d'une montre, tous les intervenants, dont les dessinateurs en microtechnique, sont associés aux différentes étapes du processus de réalisation. Et ça, c'est valorisant», se félicite-t-elle.
Aimer la technique et être minutieux et rigoureux
Selon Valérie, cette activité nécessite d'aimer la technique et le calcul bien-sûr, mais aussi d'être minutieux et rigoureux. «Les plus grosses pièces que nous dessinons ne font que quelques millimètres. Mais pour moi, la précision n'est pas une contrainte, mais un défi», assure-t-elle.
«Il faut aussi être organisée et résistante au stress, ajoute-t-elle. Certaines pièces d'un prototype peuvent être modifiées jusqu'à une dizaine de fois. Il faut donc à chaque fois les redessiner, tout en maintenant les délais et en assurant les autres projets sur lesquels nous sommes engagés.» Un engagement au long cours. En moyenne, chaque projet de montre, de son imagination à sa fabrication et à sa mise en vente, peut nécessiter jusqu'à trois ans de recherche et de travail.
Valérie a ainsi participé, à son niveau, à la réalisation de deux montres phares de la collection LUC de Chopard; la Chrono One et le Tourbillon. «Chaque projet concrétisé et finalisé est une fierté», conclut-elle.
FABRICE BREITHAUPT 3 décembre 2008

Valérie Francfort, dessinatrice en microtechnique chez Chopard. «Mon métier consiste à dessiner sur ordinateur les différentes pièces du mécanisme et du mouvement d'une montre.» (O. Vogelsang)
Cette Vaudoise d'origine, qui aujourd'hui travaille comme dessinatrice en microtechnique à Genève et vit en Haute- Savoie, a étudié les arts appliqués à Valenza Po, dans le Piémont (en Italie), cité célèbre internationalement pour son orfèvrerie. C'est aussi dans ce pays qu'elle a fait ses premières armes, en tant que bijoutière prototypiste. «Je réalisais des modèles de bijoux, raconte-t-elle. J'ai ensuite rejoint ma famille à Genève, où j'ai d'abord été bijoutière-horlogère, puis dessinatrice en horlogerie dans différentes grandes enseignes spécialisées de la place.»Valérie donne alors un autre sens à sa trajectoire professionnelle. «C'était à un moment de ma vie où je ressentais le besoin de faire quelque chose de plus utile à la société, poursuit-elle. C'est ainsi que je me suis engagée dans la police.» Et voila Valérie affublée de l'uniforme de la police internationale de Genève à l'aéroport. Avant de le remettre cinq ans plus tard. «Peu à peu, mon intérêt pour ce métier s'était estompé», explique-t-elle.
Représenter les pièces d'une montre en 3D
Valérie retourne alors à ses premiers amours: l'horlogerie. C'est en répondant à une offre d'emploi qu'elle intègre la prestigieuse entreprise d'horlogerie-bijouterie Chopard à Genève. Elle y exerce depuis octobre 2005 en tant que dessinatrice en microtechnique. «Mon métier consiste à dessiner sur ordinateur les différentes pièces du mécanisme et du mouvement d'une montre, explique-t-elle. Je les représente en 2D ou en 3D sur la base des projets, des esquisses fournies par les ingénieurs du bureau technique. De leur côté, d'autres dessinateurs, spécialisés eux en design, s'occupent de la robe (ndlr: le boîtier) de la montre.»
Ce travail d'équipe plaît à Valérie. «Chez Chopard, dans la création d'une montre, tous les intervenants, dont les dessinateurs en microtechnique, sont associés aux différentes étapes du processus de réalisation. Et ça, c'est valorisant», se félicite-t-elle.
Aimer la technique et être minutieux et rigoureux
Selon Valérie, cette activité nécessite d'aimer la technique et le calcul bien-sûr, mais aussi d'être minutieux et rigoureux. «Les plus grosses pièces que nous dessinons ne font que quelques millimètres. Mais pour moi, la précision n'est pas une contrainte, mais un défi», assure-t-elle.
«Il faut aussi être organisée et résistante au stress, ajoute-t-elle. Certaines pièces d'un prototype peuvent être modifiées jusqu'à une dizaine de fois. Il faut donc à chaque fois les redessiner, tout en maintenant les délais et en assurant les autres projets sur lesquels nous sommes engagés.» Un engagement au long cours. En moyenne, chaque projet de montre, de son imagination à sa fabrication et à sa mise en vente, peut nécessiter jusqu'à trois ans de recherche et de travail.
Valérie a ainsi participé, à son niveau, à la réalisation de deux montres phares de la collection LUC de Chopard; la Chrono One et le Tourbillon. «Chaque projet concrétisé et finalisé est une fierté», conclut-elle.
FABRICE BREITHAUPT 3 décembre 2008

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