Eric Giroud a signé quelques unes des montres les plus originales et les plus compliquées de ces dernières années.
Anne-Marie BelcariOpus 9 de Harry Winston, D:Light de Swarovski, HM3 de Max Büsser & Friends. Ces trois nouveautés – et quelles nouveautés ! - ont le même géniteur : Eric Giroud. Un nom bien connu du monde de l'horlogerie : Eric Giroud a signé quelques unes des montres les plus originales et les plus compliquées de ces dernières années. Architecte avant d'être designer, il se plaît à multiplier les dessins en coupe, à prendre en compte les formes, les reliefs et les matières, à vivre l'horlogerie comme une construction. Le grain de folie que l'on décèle derrière ses lunettes se révèle au grand jour sur le stand Harry Winston, lorsqu'on regarde l'Opus 9 bien sûr, mais aussi lorsqu'on écoute Eric Giroud avouer avec un naturel désarmant la genèse de la montre : il l'a conçue en vacances, croquant ici et là un peu plus chaque jour, entre deux plongeons dans la Méditerranée, les plans de ce qui deviendra l'une des masterpieces de Baselworld 2009… Il suffit de voir la photo qui accompagne le dossier de presse pour comprendre que le discours est assumé à 100%... Au delà de l'anecdote, force est de constater que l'on est bien loin du star-system qui sévit habituellement dans le milieu de la création. Ce grand ordonnateur a l'humilité de s'effacer derrière le produit et l'identité de la marque pour laquelle il travaille. Si rare pour un artiste.

Eric Giroud dessinant l'Opus 9 sur les rives de la Méditérranée © Harry Winston
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