La tradition

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Comme une douzaine d'horlogers indépendants, Nicolas Delaloye fait ses débuts à Bâle
  Les créateurs indépendants ont leur carte à jouer. Nicolas Delaloye présente les premières collections de sa marque éponyme

Bien qu'il en ait abandonné le nom, le rendez-vous de Bâle est une gigantesque foire d'empoigne, où les nouveaux créateurs doivent jouer des coudes pour se faire connaître.

Nicolas Delaloye, 36 ans, est de ceux-ci, qui présente pour la première fois ses collections grâce à l'Académie horlogère des créateurs indépendants (AHCI). «Louer un stand est hors de prix, explique-t-il; l'académie met à notre disposition une vitrine où nous pouvons faire connaître notre travail. » Un îlot de résistance, composé d'amoureux de la tradition. «Tous les commerciaux s'arrêtent devant nos vitrines, car ils aiment voir ce que développent les créateurs dans l'horlogerie pure. » Une passion dévorante: lorsque sonne son mobile, retentit le générique de «24 heures chrono» (!).

Nicolas Delaloye a élaboré son propre mouvement sur la base d'un rouage existant. «Des techniques qui datent des années 50, mais qui ne pourraient plus être utilisées dans une production à grande échelle. » Une façon d'appliquer les savoirs acquis durant l'apprentissage, puis lors de ses années passées en tant que rhabilleur chez Patek Philippe.

Avec une trentaine de pièces par an, Nicolas Delaloye table sur la qualité et le marché de niche – qui compte déjà ses premiers acheteurs.

Dès jeudi, il présentera plusieurs modèles des collections hommes («Le garde Temps», 28 000 fr. en moyenne) et femmes («Les Pléiades», de 14 000 fr. à 28 000 fr. ). Dans «le respect des traditions».

Le Matin/ Ivan Radja / www.lematin.ch