Parti de rien, Fawaz Gruosi a fait de de Grisogono l'une des marques préférées des stars.

Fawaz Gruosi, fondateur de la société de joaillerie de Grisogono. (STEEVE IUNCKER)
De Grisogono, c'est un peu l'histoire d'une obsession. Celle de Fawaz Gruosi, qui voulait faire ce qu'il aimait. «C'est cela, le vrai luxe», avoue-t-il. Parti de rien un capital de 10'000 francs -, le joaillier a fondé une entreprise qui, malgré sa taille modeste, détonne dans l'industrie du luxe. Son coup de génie? Le diamant noir, bien sûr. Mais aussi et surtout la stratégie marketing de la société, qui a propulsé de Grisogono au rang des marques préférées des stars, et qui fait aujourd'hui cas d'école. En 13 ans, de Grisogono s'est bâtie une réputation solide et affiche un chiffre d'affaires qui dépassera les 100 millions de francs à la fin 2006. Interview d'un chef d'entreprise qui se défend d'être un homme d'affaires.



«Le véritable luxe, c'est la rareté»
Vous avez réalisé une excellente année 2006. Quels sont vos prochains objectifs?
Nous souhaitons pousser la créativité tout en contenant notre croissance. Il ne faut pas plus de 20 magasins dans le monde.
Pourquoi?
De Grisogono est une maison qui crée du luxe. Mais on ne peut pas faire du luxe lorsqu'on produit 30000 ou 100000 pièces d'un bijou. Le luxe, c'est la rareté. Autrement, il s'agit de prêt-àporter
Quelle est la plus belle pièce que vous avez créée?
La prochaine. Actuellement, je suis entrain de créer trois pièces et je suis comme un enfant. Impatient de voir ce que cela va donner. Mais il s'agit d'un travail d'équipe. Je suis fier de mes créations, mais aussi de mes collaborateurs qui ont cru en moi dès le début. Depuis 13 ans, j'ai à mes côtés les mêmes personnes. C'est quelque chose d'inestimable. Cette entreprise est la leur
Et la plus chère?
Un bijou qui a été vendu à 4 millions de francs.
Tribune de Genève / Florence Noël / www.tdg.ch