25
WorldTempus · 25 ans

25 ans, 25 cadeaux

Trois minutes, 25 chances de gagner : une montre DOXA, des séjours d'exception et bien plus.

Je participe

La jeune création joaillière est féminine

Généralement considérée comme conservatrice, la Cité de Calvin recèle pourtant des talents cachés. Portraits croisés.

Généralement considérée comme conservatrice, la Cité de Calvin recèle pourtant des talents cachés. Portraits croisés.

Bague signée Katia Willin, en or gris sertie
de diamants cognac et ornée d'une prasiolite.

Création_323040_0

Katia Willin. Après les bijoux, elle réalise en ce moment même sa première ligne de montres.

Création_323040_1 Création_323040_2

Delphine Vera Fulcrand. Elle a ouvert sa propre
boutique de bijoux à Genève en novembre 2006.

«Ma passion est devenue mon métier.» Genevoise, d'origine bâloise, Katia Willin est une jeune femme comblée. Par les pierres et, depuis peu, par les montres. Elle s'est installée à son propre compte il y a deux ans, après s'être formée aux meilleures sources: la prestigieuse Central St Martin's School of Art & Design de Londres, et des stages chez Cartier puis les diamantaires De Beers. Travaillant aussi désormais pour de grandes marques horlogères, Katia, dans sa quête éperdue d'esthétique, s'est prise au jeu et réalise en ce moment même sa première ligne de montres. Mais elle n'en oublie pas pour autant la création de bijoux qu'elle décline en bagues, colliers, bracelets et boucles d'oreille. Elle vient de finir une impressionnante bague en or gris, ornée de diamants cognac, qu'elle a pris soin d'ajourer pour laisser toute sa lumière à la pierre centrale, la prasiolite, un quartz transparent vert. Une pièce tout en volume, délicatesse et raffinement. Parmi ses pierres favorites: le quartz fumé ou rose, la kunzite, l'aigue-marine, la tourmaline, l'améthyste et la calcédoine.

Des coquillages à la fleur de lotus

Genevoise elle aussi, Delphine Vera Fulcrand se souvient que, toute petite, elle recherchait des coquillages sur les plages pour les transformer en bijoux. Munie de son diplôme de gemmologue issu du prestigieux Gemmological Institute de Londres, elle s'est lancée dans le dessin et la confection de bijoux. Sa première pièce, c'était en 2000: un collier en turquoise et saphirs, au fermoir en rubis. Un mélange de bleus et de rouges qui l'a séduite. Passionnée, elle ouvre en novembre 2006, sa propre boutique, Padparadscha, du nom cinghalais de la fleur de lotus, rue du Vieux-Collège. Un univers oscillant entre orange et rose fuchsia. Ce qu'elle préfère, ce sont les pierres chatoyantes et mystérieuses qui font, selon son expression, chanter la peau. Comme la citrine, le corail, la turquoise, l'onyx, la serpentine. Des colliers façonnés dans cette matière opaque qui ressemble au jade, se sont vendus en trois jours. Sa dernière création: un collier en calcédoines bleues et péridots. Une petite merveille. Ce qui ne l'empêche pas, dans une saine confrontation, de diffuser la gamme parisienne de bijoux Goossens, aux subtiles associations de matières. Et de présenter le dernier venu dans sa boutique, Jean-François Fichot, un créateur établi à Bali, qui travaille l'or, l'argent et les pierres précieuses, concevant chacune de ses pièces comme une oeuvre d'art.

A mi-chemin entre Genève et Bali

Basée à Genève depuis toujours, Letizia Hoffmann diffuse ses créations dans le monde entier. Riche d'une formation hors pair acquise à l'école de design de La Tour-de- Peilz, puis à la Parson's School of design de New York. C'est dans cette ville qu'elle a commencé par dessiner des flacons de parfum pour Barons and Barons, à destination de Jean-Paul Gaultier et de Madonna, puis des meubles pour le célèbre designer Karim Rashudi. Elle se rend régulièrement en Chine pour rencontrer ses fournisseurs, et à Bali où elle a ses ateliers. Ses pierres favorites sont les améthystes, les cristaux et les perles d'eau douce. Diffusée à Genève chez Jill Woolf dans la Vieille-Ville, elle suit les traces de la jet-set à Saint-Tropez au Club 55 et à Paris dans différentes boutiques. Sans négliger son port d'attache, avec vue sur le Rhône, où elle puise toujours une grande partie de son inspiration.

Michel Bonel

www.katiawillin.com
www.padparadscha.ch
www.letiziahoffmann.com

Tribune des Arts - No362 - Juin 2008

Marque