
Le nouveau calibre annonce en fait un élargissement de la gamme Bridge aux hommes. Mesurant 42,5 mm sur 41,5 mm, son boîtier sert de cage au mouvement lui-même retenu par deux paires de ponts en forme de V et un cadre servant de châssis. «La T-Bridge s'inscrit dans une volonté d'enraciner toujours plus nos collections phares. Elle introduit le mouvement en ligne dans des pièces désormais viriles et au design futuriste». Cette année, 500 pièces devraient sortir des ateliers au prix de 17'000 francs suisses l'unité. En parallèle, une série limitée de 150 exemplaires cette fois traités PVD noir devrait aussi voir le jour.

Provoquer l'acte d'achat
Avant de venir à Baselworld, Antonio Calce a sillonné l'Asie à la rencontre de ses détaillants. Dans ses valises, il emportait les nouveautés 2009. En plus de la T-Bridge, l'Admiral's Cup GMT 44, l'Admiral's Cup Black Challenge 44 ou la Golden Bridge Lady étaient aussi du voyage et participaient à une stratégie élaborée dès l'automne de l'année dernière par le CEO. «Après un troisième trimestre défavorable, j'ai décidé de renforcer nos collections phares en produisant des séries limitées retravaillées de la boîte au cadran. Avec la mauvaise conjoncture qui s'installait, les détaillants ont commencé à exiger des produits qui se vendent rapidement. Pour assurer ce flux, il a fallu se montrer rapide et créatif. Corum étant une entreprise indépendante, nous avons adapté nos rythmes de travail pour développer régulièrement des nouveautés à chaque fois originales."
Acteurs-clés dans l'écoulement de la production, les détaillants sont plus que jamais au centre de l'attention des marques. "En fait, nous, marques horlogères, devons maintenant nous montrer proactives pour déclencherl'acte d'achat chez le détaillant. C'est pourquoi chez Corum, nous avons commencé à pimenter nos collections pour les rendre plus attractive et exclusives.» Cette cadence soutenue, Antonio Calce entend la maintenir le temps qu'il faudra.
Adaptation des coûts
Selon le CEO, la méthode porte ses fruits. Mais le contexte économique négatif pèse sans surprise sur l'activité de Corum. «Je travaille avec un budget inférieur de 20% par rapport à celui de l'année dernière. J'ai donc dû adapter mes coûts tout en poursuivant le travail de fond mené sur les collections depuis 2005». Cette réduction, pourtant, n'entrave en rien les projets du CEO. Il a déjà, en tête comme dans ses lignes de production, plusieurs autres nouveautés en gestation dont les premières devraient être rendues publiques avant l'été.
