Cette campagne est l'oeuvre de la plateforme suisse "Stop Piracy", créée en juillet 2005 par l'Institut fédéral de la propriété intellectuelle en collaboration avec ICC Switzerland, le Comité national suisse de la Chambre de commerce international.
L'organisation rappelle dans un communiqué qu'aujourd'hui aucun secteur n'est plus épargné par la contrefaçon et la piraterie: produits de luxe, logiciels, vidéos et musique, jouets, médicaments ou accessoires de voitures, tout y passe.
Entre 2002 et 2005, le nombre de marchandises saisies à la douane suisse a presque été multiplié par dix, de 69 à 572, la valeur totale atteignant 10,3 millions de francs l'an passé. Mais les pertes économiques ne sont pas la seule conséquence de la contrefaçon ou du piratage, relève l'organisation "Stop Piracy".
Les revenus que ces délits génèrent servent souvent à financer la criminalité organisée. De plus, les produits mis en circulation sont susceptibles de mettre en péril la sécurité ou la santé des consommateurs, en particulier quand il s'agit de médicaments, de pièces détachées, de denrées alimentaires, de jouets ou de produits cosmétiques.
Journal du Jura / www.journaldujura.ch
La FH et l'AMS s'engagent
Les contrefaçons horlogères sont légion. Le président de la FH (Fédération de l'industrie horlogère) Jean-Daniel Pasche s'en inquiète dans le dernier numéro de la «Revue FH». Et d'annoncer que deux projets de lutte sont en chantier. L'horlogerie suisse, par le biais de la FH et de l'AMS (Association des fournisseurs d'horlogerie, marché suisse), «prendra part à la campagne de sensibilisation anticontrefaçon lancée ces tout prochains jours par les milieux économiques suisses sous l'égide de la plate-forme Stop Piracy. L'opération vise à sensibiliser les consommateurs suisses».
L'autre volet est législatif. Il veut «renforcer la législation suisse en matière de lutte anticontrefaçon en s'attaquant aux copies détenues à des fins privées. Pour atteindre ce but, il faut modifier la loi sur les marques et celle sur les designs», écrit Jean-Daniel Pasche.
L'Impartial / www.limpartial.ch