La vente de Pierre-Yves Gabus, de retour à Genève, privilégie la Suisse et la Russie.
La vente de Pierre-Yves Gabus, de retour à Genève, privilégie la Suisse et la Russie.
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La Sainte Face représentant le sauveur Acteiropotelos. Ecole de Kiev, XVIe siècle.
Pour son retour à Genève, Pierre- Yves Gabus s'est entouré de deux experts: Eric Turquin (peinture ancienne) et Tatiana Fabergé, arrière- petite-fille de Karl Fabergé (art russe). A eux trois, ils ont mis sur pied une grande vente d'un millier de lots sur un thème ô combien vaste: les arts de l'Europe occidentale à la Russie éternelle.
La peinture suisse sera très présente. Grâce à différents peintres. Comme Auguste de Bonstetten (1796-1879), dont la Retraite de brigands, une huile réalisée en Italie au début des années 1830, alors que ce peintre séjournait chez Léopold-Robert, est estimée de 15 000 à 25 000 francs. Comme aussi Ernest Bieler (1863-1948), avec Le Rêve, de 1909 (120 000-160 000 francs). A signaler encore un ensemble de vingt peintures de Charles L'Eplattenier (1874-1946) représentant les côtes du Doubs et issu de la collection de l'horloger Maurice Geiser. Provenant de ce même passionné, de nombreuses pendules neuchâteloises du XVIIIe siècle sont mises en vente avec des estimations allant de 1500 à 3000 francs. Quant au volet russe de cette vente exceptionnelle, il comprend, tout naturellement, quelque 200 icônes. Datant du XVe au XIXe siècles, elles proviennent d'une collection privée bernoise, la plus grande de Suisse, internationalement reconnue. Enfin, Pierre-Yves Gabus a déniché une iconostase, cette cloison couverte de peintures séparant la nef du sanctuaire dans les églises de rite oriental. Mesurant 7 m sur 3,5, elle date de 1780 et provient d'un couvent situé à la frontière entre la Roumanie et la Russie. Estimation: 60 000 à 100 000 francs. L'Art russe inclut également des peintures, du début du XXe siècle, de l'argenterie et de la verrerie, celle-ci étant aux armes de Nicolas Ier. Une façon comme une autre de découvrir la Russie éternelle.
La peinture suisse sera très présente. Grâce à différents peintres. Comme Auguste de Bonstetten (1796-1879), dont la Retraite de brigands, une huile réalisée en Italie au début des années 1830, alors que ce peintre séjournait chez Léopold-Robert, est estimée de 15 000 à 25 000 francs. Comme aussi Ernest Bieler (1863-1948), avec Le Rêve, de 1909 (120 000-160 000 francs). A signaler encore un ensemble de vingt peintures de Charles L'Eplattenier (1874-1946) représentant les côtes du Doubs et issu de la collection de l'horloger Maurice Geiser. Provenant de ce même passionné, de nombreuses pendules neuchâteloises du XVIIIe siècle sont mises en vente avec des estimations allant de 1500 à 3000 francs. Quant au volet russe de cette vente exceptionnelle, il comprend, tout naturellement, quelque 200 icônes. Datant du XVe au XIXe siècles, elles proviennent d'une collection privée bernoise, la plus grande de Suisse, internationalement reconnue. Enfin, Pierre-Yves Gabus a déniché une iconostase, cette cloison couverte de peintures séparant la nef du sanctuaire dans les églises de rite oriental. Mesurant 7 m sur 3,5, elle date de 1780 et provient d'un couvent situé à la frontière entre la Roumanie et la Russie. Estimation: 60 000 à 100 000 francs. L'Art russe inclut également des peintures, du début du XXe siècle, de l'argenterie et de la verrerie, celle-ci étant aux armes de Nicolas Ier. Une façon comme une autre de découvrir la Russie éternelle.
M. B.
Pierre-Yves Gabus
Lots: un millier
Estimation: dans les 4 à 5 millions Genève
Ventes: du 30 mai au 3 juin au Grand Hôtel Kempinski.
Tél. +41 79 647 19 66 et +41 32 835 17 76.
Exposition sur place du 26 au 29 mai, de 10 h à 20 h.
Huissier: Me Marco Breinenmoser
Tribune des Arts - No361 - Mai 2008
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