Le collectionneur Jean-Pierre Slavic possède une des plus belles collections de voitures de prestige. La marque au cheval cabré donne le ton.
L'horlogerie, c'est connu, mène à tout. Fabricant de fournitures d'horlogerie et plus particulièrement de couronnes de montres pendant vingt-six ans à Genève, exerçant un monopole quasi mondial en ce domaine, Jean-Pierre Slavic a pu assouvir sa passion pour les belles voitures. Sa collection qui comprend une soixantaine de modèles, dont un tiers de Ferrari, passe pour être l'une des plus belles au monde.

Pour en arriver là, Jean-Pierre Slavic, descendant d'une famille de Bohême installée en Suisse depuis 1702 à Fribourg, a tout collectionné. D'abord les petites voitures Dinky Toys, puis les timbres-poste, de Suisse principalement. Ont suivi les trains électriques qu'il conserve toujours dans des cartons. «Une jolie collection d'enfant», commente-t-il. Rien d'étonnant donc s'il éprouve une réelle passion pour les puzzles qui obligent à attendre la fin de l'assemblage pour voir la composition finale. «On reçoit ce don de naissance», déclare-t-il, tout en déplorant de ne pas avoir transmis le virus à ses enfants. Toutes les collections sont source d'émotion. Le moment de la découverte est capital, un instant unique qui fait vibrer les collectionneurs, quels qu'ils soient.»
Première auto à 15 ans
Il n'a que 15 ans, et bien sûr pas de permis, lorsqu'il a en mains sa première voiture, une Fiat Abarth 850, qu'il entreprend de restaurer. Composée de soixante-cinq voitures de prestige aujourd'hui, dont un tiers de Ferrari, sa collection n'est pas sacralisée pour autant, mais évolutive. Jean-Pierre Slavic n'hésite pas à se séparer de modèles qu'il juge tout à coup moins essentiels pour en acquérir de nouveaux qui ont plus d'importance à ses yeux. Il vient d'ailleurs de réaliser un coup d'éclat en exposant pour la première fois en public l'ensemble de sa collection à la manifestation Geneva Classics début octobre. Il en garde un souvenir ébloui. «C'était un peu de l'exhibition, mais les Geneva Classics 2008: c'est là que, pour la première fois, Jean-Pierre Slavic a dévoilé l'ensemble de sa collection au public. «Inoubliable!» CHARDONNENS - WWW.PHOTOSANB.CH/DR réactions du public ont été positives, d'une gentillesse incroyable. C'est beau, c'est merveilleux, déclaraient- ils.» Et sur internet, son site reçoit un bon millier de visites par jour.
En ce qui concerne Ferrari plus particulièrement, Jean-Pierre Slavic aime rappeler qu'il fut pionnier. «Il y a une trentaine d'années, c'était le premier choc pétrolier, les véhicules étaient livrés à l'abandon, les prix étaient dérisoires. Cette voiture rapide et fantastique n'avait pas de cotation auprès du grand public.» Sa collection est répartie sur plusieurs sites dans le canton de Vaud. Dans sa propriété sur les bords du lac Léman, il a créé un musée réalisé par un architecte italo-américain de San Francisco, Salvatore Virigilito. «En béton, granit noir et en verre, ce complexe de 1400 m2, enfoui à 17 mètres sous terre, est plus étendu que deux HLM. C'est un lieu privé que je ne fais pas visiter au grand public en principe.» Le financement a été réalisé par la vente d'une Ferrari 166 Mille Miglia, de 1948, à un prix 180 fois supérieur à son prix d'achat. Il est comme ça Jean-Pierre Slavic, il fonctionne toujours à l'instinct et ça lui réussit.
Karl-Friedrich Scheufele
Le livre
Emotions, ou la passion d'un homme pour les voitures, retrace en 400 pages, la saga des 65 voitures de la collection de Jean- Pierre Slavic, illustrées pleine page et accompagnées de réflexions du passionné.
A commander sur www.slaviccollection.com


Jean-Pierre Slavic: pour abriter ses 65 automobiles, il a créé un musée privé de 1400 m2.
Pour en arriver là, Jean-Pierre Slavic, descendant d'une famille de Bohême installée en Suisse depuis 1702 à Fribourg, a tout collectionné. D'abord les petites voitures Dinky Toys, puis les timbres-poste, de Suisse principalement. Ont suivi les trains électriques qu'il conserve toujours dans des cartons. «Une jolie collection d'enfant», commente-t-il. Rien d'étonnant donc s'il éprouve une réelle passion pour les puzzles qui obligent à attendre la fin de l'assemblage pour voir la composition finale. «On reçoit ce don de naissance», déclare-t-il, tout en déplorant de ne pas avoir transmis le virus à ses enfants. Toutes les collections sont source d'émotion. Le moment de la découverte est capital, un instant unique qui fait vibrer les collectionneurs, quels qu'ils soient.»
Première auto à 15 ans
Il n'a que 15 ans, et bien sûr pas de permis, lorsqu'il a en mains sa première voiture, une Fiat Abarth 850, qu'il entreprend de restaurer. Composée de soixante-cinq voitures de prestige aujourd'hui, dont un tiers de Ferrari, sa collection n'est pas sacralisée pour autant, mais évolutive. Jean-Pierre Slavic n'hésite pas à se séparer de modèles qu'il juge tout à coup moins essentiels pour en acquérir de nouveaux qui ont plus d'importance à ses yeux. Il vient d'ailleurs de réaliser un coup d'éclat en exposant pour la première fois en public l'ensemble de sa collection à la manifestation Geneva Classics début octobre. Il en garde un souvenir ébloui. «C'était un peu de l'exhibition, mais les Geneva Classics 2008: c'est là que, pour la première fois, Jean-Pierre Slavic a dévoilé l'ensemble de sa collection au public. «Inoubliable!» CHARDONNENS - WWW.PHOTOSANB.CH/DR réactions du public ont été positives, d'une gentillesse incroyable. C'est beau, c'est merveilleux, déclaraient- ils.» Et sur internet, son site reçoit un bon millier de visites par jour.
En ce qui concerne Ferrari plus particulièrement, Jean-Pierre Slavic aime rappeler qu'il fut pionnier. «Il y a une trentaine d'années, c'était le premier choc pétrolier, les véhicules étaient livrés à l'abandon, les prix étaient dérisoires. Cette voiture rapide et fantastique n'avait pas de cotation auprès du grand public.» Sa collection est répartie sur plusieurs sites dans le canton de Vaud. Dans sa propriété sur les bords du lac Léman, il a créé un musée réalisé par un architecte italo-américain de San Francisco, Salvatore Virigilito. «En béton, granit noir et en verre, ce complexe de 1400 m2, enfoui à 17 mètres sous terre, est plus étendu que deux HLM. C'est un lieu privé que je ne fais pas visiter au grand public en principe.» Le financement a été réalisé par la vente d'une Ferrari 166 Mille Miglia, de 1948, à un prix 180 fois supérieur à son prix d'achat. Il est comme ça Jean-Pierre Slavic, il fonctionne toujours à l'instinct et ça lui réussit.
Karl-Friedrich Scheufele
Le livre
Emotions, ou la passion d'un homme pour les voitures, retrace en 400 pages, la saga des 65 voitures de la collection de Jean- Pierre Slavic, illustrées pleine page et accompagnées de réflexions du passionné.
A commander sur www.slaviccollection.com
Tribune des Arts - Décembre 2008 - No 367