Opus 9 - Large gabarit - Machine à écrire

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L'Opus 9 s'impose par sa simplicité. Côté grandes tailles, les montres au diamètre imposant déclenchent l'étonnement. Quand à Jaquet Droz, la marque invente la machine à écrire le temps.
 17 avril 2009Philippe Perret Du CrayEmotion poétiqueIl est des instants où tout s'arête, où le temps n'a plus d'importance. C'est chez Harry Winston que j'ai ressenti ce sentiment de plénitude en découvrant l'Opus 9.
D'une sobriété absolue, cette nouvelle Opus est le résultat d'un mariage réussi entre le design et l'art horloger, où les deux se sont mutuellement mis au service de l'autre pour arriver à un résultat qui est tout simplement magnifique! Il n'y aurait rien d'autre à dire et pourtant…
Ici, l'objet est sensuel, on a envie de le toucher, de se l'approprier. Incroyablement lisible puisqu'elle se contente de l'essentiel, cette montre est un beau pied de nez à la « Course aux complications » que pratiquent certaines marques en dépit du bon sens. Et comble du bonheur, l'Opus 9 rend le diamant vraiment utile et offre ainsi au diamantaire Harry Winston une double légitimité.
Un grand moment d'émotion, merci Messieurs Giroud, Wiederrecht et Decker pour cette montre exceptionnelle.


Expérience inédite
J'ai beau être d'un gabarit plutôt imposant, j'ai pour habitude de porter des petites montres. J'explique toujours que c'est dû au fait que je les porte serrées près du poignet, mais c'est peut-être également l'expression d'une attitude réservée par rapport à tout affichage de signes extérieurs trop ostentatoires.
Et pourtant, j'ai eu l'occasion de porter une montre particulièrement imposante pendant la semaine bâloise et je dois dire que l'expérience était assez intéressante.
Tout d'abord, j'avais assez peur de la taille du monstre qui atteint quand même 54mm de diamètre. A mon grand étonnement, je l'ai très vite oubliée à mon poignet, tant elle est confortable au porté grâce à son boîtier titane qui l'allège passablement.
Ensuite, j'étais curieux de la réaction des gens car elle ne passe vraiment pas inaperçue. Je peux vous dire que l'expérience est concluante. Si j'arrivais à oublier la montre au poignet, tous mes interlocuteurs sans la moindre exception m'ont demandé ce que je portais ! Du journaliste à l'horloger, en passant par les détaillants ou les responsables de marques. Au point où je devais enlever la montre et leur la prêter quelques instants avant de pouvoir continuer mes rendez-vous! Même les non professionnels sont restés scotchés puisqu'un restaurateur thaï bien connu des horlogers m'a demandé si on pouvait l'avoir en or et que ma femme veut déjà me la voler!


Emotion mécaniqueL'an dernier, j'ai eu la chance de pouvoir assister à une présentation privée des trois automates Jaquet-Droz conservés au Musée de Neuchâtel et j'avais ressenti le même émerveillement que lorsque je les avais découverts enfant. Mon intérêt pour la mécanique et pour le merveilleux jeu de cames n'ôtaient cependant rien à la poésie de ces créatures.
Je me souviens bien m'être étonné alors que la marque de la Chaux-de-Fonds n'exploite plus cet héritage exceptionnel. C'était bien mal connaître les projets de Manuel Emch puisque le patron de Jaquet-Droz nous présente cette année une étrange machine à écrire l'heure.
Fruit de plusieurs années de développement, et même si il nécessitera certainement encore un certain nombre de réglages avant sa commercialisation, ce nouvel automate Jaquet-Droz s'inscrit entièrement dans l'héritage du génial horloger du 18ème siècle et fait le trait d'union avec la marque moderne. Pont entre l'horlogerie et la micromécanique, cette création moderne n'a peut-être pas le charme suranné de ses illustres prédécesseurs mais j'avoue sans peine qu'il a suscité en moi l'une des plus belles émotions de cette édition Baselworld 2009. Merci Monsieur Emch d'avoir allumé des étoiles dans mes yeux.


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