Les cinq amis de Fawaz

Ce créateur hors pair, prudent, voire modeste, ne peut que susciter de grandes sympathies.
Tribune de Genève - 7 mai 2009
Gabriel Tortella
J'ai rencontré il y a quelques jours, autour d'une bonne table, Fawaz Gruosi, fondateur et président de De Grisogono, qui était accompagné de sa ravissante femme, Caroline Gruosi-Scheufele. Indiscutablement, ils forment plus que jamais, depuis vingt-quatre ans, un très beau couple. Ils me faisaient penser, par leur tendresse mutuelle, à Roméo et Juliette.

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Et je ne pouvais m'empêcher de rappeler le destin exceptionnel de Fawaz, cet homme qui a fait rêver, et continuera à le faire, les plus belles femmes du monde entier et dont les joyaux singuliers sont appréciés. Je reconnais que cet homme toujours courtois, voire même un peu timide fait montre d'un goût exceptionnel, puisé aux meilleures sources florentines. Plus Italien que lui, tu meurs! Je vous rappelle qu'il a fait ses premières armes chez Bulgari, avec le succès que l'on sait. Et aujourd'hui, juste récompense, il exploite douze boutiques dans le monde au nom de De Grisogono, tandis que cinq autres sont franchisées. Et elles marchent très bien, en dépit des bruits. Je vous confie même qu'elles iront toujours mieux. Car, malgré les rumeurs malveillantes, je puis vous dire que Fawaz Gruosi se porte à merveille, y compris au point de vue financier. Croyez-moi, ce créateur hors pair, prudent, voire modeste ne peut que susciter de grandes sympathies.

En 2007 déjà, il a remboursé ce qu'il devait à la famille Scheufele, soit 49% du capital. Par la suite, il s'est tourné vers des banques comme UBS et la Banque Cantonale qui, très compréhensives, lui ont fait confiance. Ce qui fait qu'il arrive peu à peu à rembourser de façon régulière. Il a même réussi à toujours payer son personnel. Bien qu'il manquait tout de même plus de 80 millions de dollars pour régler les fournisseurs et les frais.

Ce sont cinq amis communs au couple – Allemand, Français, Suisse et d'un pays de l'Est – qui l'ont sauvé en lui prêtant quelque 45 millions de francs. Et la belle Caroline a ajouté un petit pourcentage. Ce qui lui permet de repartir du bon pied sans problème. Je ne peux que lui souhaiter une fois de plus bonne chance. Je suis sûr que ce grand travailleur réussira encore à nous éblouir toujours davantage!

 

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Gabriel Tortella © Tribune de Genève

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