La grande peur d'avant Bâle n'avait, semble-t-il, pas de raison d'être.
Tribune de Genève - 2 avril 2009 Gabriel TortellaA l'heure du bilan, tout le monde semble soulagé, annonçant des chiffres de l'ordre de ceux réalisés en 2006 qui était déjà une excellente année. Un résultat que mon ami François Thiébaud, le président des exposants suisses, me pronostiquait déjà avant l'ouverture, lors de la journée de presse pendant laquelle j'ai pu longuement le rencontrer. Quant à lui, qui est aussi président de Tissot, il espérait faire encore mieux que les 2,3 millions de montres qu'il avait vendues en 2008. Y est-il parvenu? On ne le saura pas car, après Bâle, si tout le monde est soulagé, personne ne dévoile ses véritables chiffres.
A ce sujet, j'ai demandé au Genevois François-Paul Journe, qui n'exposait pas à Bâle mais qui a largement arpenté les stands de ses amis horlogers, s'il avait des informations plus précises car, en principe, les horlogers, entre eux, ne se racontent pas d'histoires. Mais les seules réactions qu'il a glanées étaient toutes les mêmes: «J'ai bien travaillé en ce qui me concerne mais je ne sais pas ce qu'ont fait mes collègues…»
Un optimisme plutôt général, donc, que je viens de retrouver jusqu'en Espagne, l'un des pays européens les plus sinistrés par la crise. Tant chez les horlogers qui ne vendent plus rien depuis quelques mois que chez les marchands de voitures qui connaissent la même situation, on s'attend à une nette reprise après Pâques. J'ai ainsi vu des sourires renaître sur presque toutes les lèvres.
Il est vrai que les crises sont comme les troupeaux de moutons, il suffit d'un chien qui aboie pour que, avec un bel ensemble, ils se déplacent à gauche ou à droite.
Le positivisme de Nick Hayek, patron du Swatch Group, numéro un mondial de l'horlogerie, qui voit déjà une reprise et qui s'attend à ce qu'elle se confirme au cours des prochains mois, risque donc bien d'être le catalyseur du dynamisme du troupeau.

François Thiébaud, président des exposants suisses à Bâle et président de Tissot. "La grande peur d'avant-Bâle n'a pas de raison d'être" (LDD)
A ce sujet, j'ai demandé au Genevois François-Paul Journe, qui n'exposait pas à Bâle mais qui a largement arpenté les stands de ses amis horlogers, s'il avait des informations plus précises car, en principe, les horlogers, entre eux, ne se racontent pas d'histoires. Mais les seules réactions qu'il a glanées étaient toutes les mêmes: «J'ai bien travaillé en ce qui me concerne mais je ne sais pas ce qu'ont fait mes collègues…»
Un optimisme plutôt général, donc, que je viens de retrouver jusqu'en Espagne, l'un des pays européens les plus sinistrés par la crise. Tant chez les horlogers qui ne vendent plus rien depuis quelques mois que chez les marchands de voitures qui connaissent la même situation, on s'attend à une nette reprise après Pâques. J'ai ainsi vu des sourires renaître sur presque toutes les lèvres.
Il est vrai que les crises sont comme les troupeaux de moutons, il suffit d'un chien qui aboie pour que, avec un bel ensemble, ils se déplacent à gauche ou à droite.
Le positivisme de Nick Hayek, patron du Swatch Group, numéro un mondial de l'horlogerie, qui voit déjà une reprise et qui s'attend à ce qu'elle se confirme au cours des prochains mois, risque donc bien d'être le catalyseur du dynamisme du troupeau.

Gabriel Tortella © Worldtempus.com
