Je vais toujours à l'essentiel

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Tony Parker; "Je sais où je veux aller, je ne tourne pas autour du pot... "

Revolution #8 - Automne-hiver 2010-2011

Chronique

Entre-deux

Je mords dans la vie comme dans un énorme gâteau. Mais, un gâteau à deux parts. La saison de NBA s'étire de novembre à juin et durant cette période c'est un rituel immuable : lever 8h, entraînement matinal, sieste l'après-midi, match en soirée. Les voyages, tournois, compétitions, s'écoulent avec grâce pendant six mois, sans que le poids du quotidien s'en ressente. J'aime la compétition et l'adrénaline qu'elle procure. 4 X 12 minutes pour gagner, la règle est simple et en même temps foudroyante. Pas de passé ni de futur, juste l'instant.

 

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Hors du basket, j'appuie sur “pause”. Je vis à San Antonio (ndlr : Texas) alors que ma femme est installée à Los Angeles pour le tournage de sa série (ndlr : Eva Longoria est l'une des interprètes de Desperate Housewives). La revoir, c'est comme une mi-temps. Je reste tranquillement à la maison, je n'éprouve pas le besoin de sortir. C'est une parenthèse, une plage rien que pour nous. Avec elle, j'ai envie de savourer chaque instant. Je viens d'acquérir une propriété en Suisse dans ce but : la résidence Du Parc, une propriété pleine de charme et d'histoire. Elle est proche de Genève et offre la combinaison idéale alliant campagne et vie urbaine que je recherche pour passer mes vacances.

 

Le reste du temps, ma vie est aux Etats-Unis où je profite de mes proches. Ma maison est rarement vide, il y a toujours du monde à mes côtés. J'aime les grandes tablées, la générosité et l'hédonisme. Un côté épicurien contrebalancé par une certaine rigueur. Je sais où je veux aller, je ne tourne pas autour du pot, je vais toujours à l'essentiel. Ma vie s'enchaîne à une bonne cadence mais, au final, je pense m'être affranchi d'un sentiment d'urgence.

 

La vitesse, c'est bon pour conclure sous le cercle !







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