En marge de ses ventes aux enchères, Christie's expose pêle-mêle un OEuf exceptionnel de Fabergé, de l'argenterie, trois Hodler et des icônes.
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Les maisons de vente profitent de leurs sessions d'enchères à Genève pour exposer des oeuvres de prestige qui seront vendues par la suite à Londres, New York ou ailleurs. Les salons des hôtels se transforment ainsi, l'espace de quelques jours, en des musées dont l'entrée est gratuite. A tout seigneur, tout honneur. Les icônes, au nombre d'une dizaine, proviennent de tout l'univers orthodoxe: de Byzance bien sûr, mais aussi de Russie et de Crête. «Ce genre de présentation publique suscite beaucoup d'intérêt de la part du grand public», confirme Eveline de Proyart, directrice de Christie's Genève. Elle génère aussi de nouveaux acheteurs originaires de Suisse, qui comprend de nombreuses communautés orthodoxes, russes et grecques. La peinture est bien représentée avant la dispersion à Zurich, le 3 décembre, de 225 lots, dont 16 Hodler, à savoir des huiles, des dessins et des lithographies. Dans la sélection présentée à Genève, il faut noter Le Lac de Thoune (4-6 millions de francs), Piz Corvatsch, de 1907 (1,8-2,5 millions de francs), Route de Saint- Georges, près de Genève, de 1890 (600 000-800 000 francs), qui faisait partie de la collection genevoise Gunzburger et une Figure de femme, des années 1915-1916, de la série Le Regard dans l'infini (1,2 à 1,8 million). A signaler aussi, une découverte: La Mère, de Giovanni Giacometti (1,2 à 1,8 million). Et tous ceux qui s'intéressent à Wolfang-Adam Toepffer (1766-1847) pourront admirer 31 de ses oeuvres. Ce qui a constitué la deuxième partie de la vente réalisée à Zurich le printemps dernier. Quant aux amateurs de pièces rares, ils seront fascinés par une coupe en vermeil lituanienne du XVIe siècle. Mais ce qui attirera tous les regards, ce sera bien sûr l'OEuf Rothschild de Fabergé; une nouveauté puisque l'on n'en connaissait que douze jusqu'ici à avoir été réalisés par le génial artiste pour des privés. Ainsi qu'un somptueux cadre de ce même Fabergé abritant la photographie de l'empereur Nicolas II et de son épouse, Alexandra Fedorovna.
M. B.
Tribune des Arts - No356- Novembre 2007
