Prendre son temps au Musée Chopard
| Pour s'arrêter un instant Karl-Friedrich Scheufele, à propos du nouveau Musée Chopard de Fleurier: «Le concept du temps, avec ses multiples facettes, m'a toujours fasciné. Je voulais exprimer et transmettre plus loin cette passion, grâce à un musée comme le L.U.CEUM. La notion du temps m'intéresse également du point de vue philosophique. Je voulais créer un lieu qui incite à s'arrêter un instant pour réfléchir au concept du temps, à prendre son temps. «La fabrication de montres est ma profession, et le lieu où ces montres naissent est la manufacture Chopard. D'ici sortent des mouvements mécaniques de grande valeur, qui contribuent à écrire l'histoire du temps. L'innovation, une tradition artisanale de haut niveau et l'amour du détail sont quelques-unes des principales préoccupations de notre manufacture». |
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Inauguré à l'occasion des 10 ans de la collection L.U.C en septembre 2006, le musée L.U.CEUM-Traces du temps, est situé dans les locaux de la manufacture Chopard, à Fleurier. Avec la création de ses propres calibres sous l'appellation L.U.C, Karl-Friedrich Scheufele s'inscrit dans la tradition de Louis Ulysse Chopard, son grand prédécesseur. Collectionneur de chefs-d'oeuvre horlogers, il a voulu rassembler dans ce L.U.CEUM l'ancienne et la nouvelle horlogerie, pour se plonger dans l'histoire de celle-ci tout en replaçant les modèles L.U.C dans leur contexte historique. Le lieu et le nom du musée ont été le fruit d'une longue réflexion. Fleurier semblait le lieu le mieux indiqué: c'est là que la manufacture Chopard s'est établie, en 1996. Le terme de «manufacture» se réfère à une production de montres artisanale, à la main et pas uniquement avec des machines. Le nom et le concept du musée L.U.CEUM, de même que sa maxime «Traces du temps», expriment parfaitement l'objectif du lieu, qui se veut un trait d'union entre le passé et le présent. La conceptrice du musée, Madame Birgit Binner (Thema Gestaltung München) a réfléchi longuement à la manière d'exprimer le thème de ce lieu, en ne lui attribuant pas seulement le nom de musée, mais bien celui de L.U.CEUM, afin de renforcer son caractère particulier et son lien avec la maison Chopard.
Au bout d'un rêve
Avec l'ouverture de la manufacture Chopard, la famille Scheufele réalise un voeu très ancien: Karl Scheufele avait déjà songé, dans les années soixante, à fabriquer des mouvements en Suisse. C'est pourquoi il avait décidé de racheter, en 1963, l'entreprise Chopard à son propriétaire Paul-André Chopard (1898-1968), qui la tenait de son grand-père Louis Ulysse Chopard, qui l'avait fondée en 1860 à Sonvilier. Karl-Friedrich Scheufele est allé encore plus loin. Il rêvait depuis longtemps de créer des mouvements, de leur conception à leur réalisation, dans sa propre entreprise. Grâce aux montres L.U.C, son rêve est devenu réalité. Avec le musée, lieu de réjouissances et de mémoire, les horlogers d'aujourd'hui peuvent se laisser inspirer par les chefs-d'oeuvre du passé, afin de fabriquer des mouvements de haute qualité, destinés à une clientèle choisie.
Cascade
Le style Happy Diamonds, qui a rendu aux diamants leur liberté de virevolter sur le cadran d'une montre, a séduit des dizaines de milliers de femmes depuis son lancement. Il reprenait l'idée des gouttes d'eau d'une cascade et il ouvrait la voie à une horlogerie plus ludique. On retrouve cet esprit de liberté et d'impertinence dans les bijoux de la collection Happy Diamonds, comme ce pendentif en or blanc 18 carats, composé de cercles polis et sertis avec trois diamants mobiles
Voyage immobile
Edité chez Callwey Verlag à Munich, le catalogue de la collection Chopard du L.U.CEUM est publié en trois langues (anglais, français et allemand). La répartition thématique de l'exposition se retrouve dans les divers chapitres. L'auteur retrace tout d'abord le contexte historique puis décrit en détail les montres et horloges exposées. Pour approfondir les sujets abordés, une bibliographie sélective accompagne chaque pièce. Le Dr Peter Frieß, horloger, auteur de nombreux textes et livres sur l'horlogerie et président du Tech Museum de Silicon Valley, a rédigé les textes du catalogue et de l'exposition. Toutes les photographies ont été réalisées par François Bertin, de Grandvaux. La conception du catalogue revient à Mme Birgit Binner (Thema Gestaltung München). Christian Pfeiffer-Belli, publicateur horloger, a été, quant à lui, l'initiateur et l'accompagnateur du projet.
Sportive
Depuis son lancement en 1993, le modèle Happy Sport a remporté tous les suffrages. Très originale, cette montre a su rester un bijou apprécié des femmes, peut-être à cause de ses lignes avantgardistes. Aujourd'hui, alors que les femmes apprécient toujours plus les modèles techniques, la Happy Sport Mark II Chrono voit le jour. En or rose 18 carats, muni de cinq diamants mobiles, il est proposé sur un bracelet en crocodile aux couleurs vives. Lunette tournante. Un saphir taillé tel un diamant orne la couronne
| Chronographe classique très apprécié des amateurs de courses automobiles, la Mille Miglia est un modèle très recherché que Chopard sait renouveler tous les ans pour les collectionneurs. L'édition 2007 prend du volume, avec un boîtier de 44 mm, étanche à 100 m grâce à sa couronne vissée. Finement décoré, le mouvement automatique est certifié chronomètre pour davantage de précision: l'échelle du tachymètre (chronographe), limitée à 240 km/h, rappelle que la course Mille Miglia, dont tous les pilotes reçoivent cette montre, est une course de voitures anciennes de collection. La lisibilité optimale du cadran est assurée par les aiguilles lumineuses, la course des secondes étant soulignée par l'aiguille flèche rouge, qui reprend le rouge du marquage «Mille Miglia» près de la date. Le bracelet, qu'on peut aussi choisir en cuir, reprend dans sa version caoutchouc le relief des pneus Dunlop Racing, qui faisaient le bonheur des pilotes dans les années soixante |
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Chopard
Meyrin-Genève
Rue de Veyrot 8
Tél. +41 22 719 31 31
www.chopard.com
Annuaire 2008 - Tribune des Arts - 9ème Edition