Bernard Fornas. Une bande dessinée pour lancer «Ballon Bleu».(SANDRA FRIZZA)
Bernard Fornas lance sa nouvelle ligne horlogère, qui porte un nom totalement inédit pour une montre dont le cabochon en saphir de la couronne, le verre bombé et la forme générale sont tout en arrondi. Depuis plus de cent cinquante ans Cartier s'est donné pour mission de créer les plus beaux objets, des joyaux sans prix aux bagues les plus simples. Une tradition que Bernard Fornas, grand patron de la marque, perpétue avec une force peu commune et avec une originalité rafraîchissante. Il lance ainsi au SIHH (Salon international de la haute horlogerie) son dernier bébé, la ligne horlogère «Ballon Bleu». Pourquoi «Ballon Bleu»? Pour le nom qui est totalement inédit, pour le cabochon en saphir de la couronne, pour le verre bombé, pour la forme générale de la montre, tout en arrondi. Un côté «Jules Verne» Un côté «Jules Verne» sur lequel a évidemment rebondi Bernard Fornas qui a entouré le lancement d'une bande dessinée créée par sept artistes de sept pays différents qui ont travaillé sous la houlette du célébrissime Mobius. Editée en 13 langues elle a, dès sa sortie, rencontré un tel enthousiasme que Bernard Fornas songe à se muer officiellement en éditeur. Même si les «Ballons Bleus» rencontrent un succès fou (entre 3400 et 950 000 euros) Mais un arbre ne peut pas cacher la forêt, d'autant moins celle de Cartier, labyrinthe peuplé des animaux du fameux «Bestiaire». Une chimère entourant un cadran mystérieux entièrement transparent (750 000 euros), une double panthère tout en diamants, des serpents, des crocodiles prêts à se lover autour de riches poignets… toujours aux alentours de 700 000 euros mais quel bonheur pour les yeux de pouvoir contempler ces oeuvres d'art à part entière. Epoustouflant. «Cartier Libre» Autre animal que ce dragon réalisé en marqueterie de malachite pour une classique «Pacha». Pour revenir à des prix plus «modestes» la collection «Cartier Libre» propose trois montres joaillerie, rondes, massives tout en restant merveilleusement féminines. Mais il y a tant de vraies nouveautés dans le berceau de Bernard Fornas qu'on ne sait plus où regarder. Cartier aime tant rendre les femmes toujours plus belles.
Tribune de Genève / JEAN-CLAUDE PITTARD SIHH / www.tdg.ch
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