Les invités ont d’abord été accueillis de manière informelle au premier étage de l’hôtel cinq étoiles avant de prendre place, verres à la main, dans une ambiance conviviale. Si du champagne était proposé, la majorité des verres contenaient toutefois de l’eau fraîche : la rencontre se déroulait lors de l’un de ces après-midis particulièrement chauds qui sont désormais indissociables de Geneva Watch Days. Une fois les quelque 55 participants réunis, principalement des collectionneurs, des professionnels de l’industrie et des représentants des médias, Georges Kern et Anders Modig ont pris place sur une scène en bois, assis sur des fauteuils safari pliants en toile.
« Faire renaître une marque est l’un des défis les plus gratifiants et les plus complexes du monde des affaires », a expliqué Georges Kern devant une audience particulièrement attentive.
Dans le prolongement de la tribune d'opinion qu’il avait signée pour WorldTempus en juillet, Georges Kern a été invité à partager les bonnes pratiques, mais aussi les erreurs à éviter, lorsqu’il s’agit de relancer une marque. Une question particulièrement pertinente alors que Gallet venait tout juste de faire son retour, après celui d’Universal Genève.
Parmi les participants se trouvait notamment le designer horloger Thomas Funder, qui accompagne actuellement plusieurs projets de renaissance de marques : « Il était vraiment intéressant d’entendre le point de vue de M. Kern sur des sujets comme le positionnement de marques aussi différentes qu’Universal Genève et Gallet. J’ai apprécié le format du Salon, qui permet également de challenger l’invité. J’aime aussi beaucoup le fait que les personnes présentes dans l’audience puissent interagir et poser des questions que les journalistes ne posent pas toujours », a-t-il expliqué.
Lorsqu’il lui a été demandé de livrer ses trois meilleurs conseils pour faire renaître une marque, Georges Kern a toutefois apporté une réponse sans ambiguïté : il n’existe pas de recette simple. Selon lui, la nouvelle incarnation d’une marque doit être pertinente à la fois pour les collectionneurs et pour un public plus large et plus contemporain. Cela passe par une vision claire, portée par des messages et des produits à la fois attentifs au design et ancrés dans leur époque et leur culture.
Une telle entreprise nécessite également des moyens financiers et un engagement sans faille : il est impossible de mener ce type de projet à moitié. Pour Georges Kern, la véritable leçon tient finalement en une phrase : « Vous ne faites pas renaître l’héritage d’une marque. Vous créez l’avenir qui en est digne. »
À l’issue de la discussion, les invités ont parcouru quelques mètres le long du quai des Bergues pour rejoindre le café Breitling, où les attendait un généreux apéritif au coucher du soleil.
Suivez WorldTempus pour découvrir le prochain Salon WorldTempus, prévu en octobre.