La marque des ceintures noires

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Créée par Yvan Arpa, ex-CEO de Romain Jérôme, et Claudio Alessi, cette montre sera présentée au Salon des arts martiaux.
13 octobre 2009Jean-Daniel Sallin  - Tribune de GenèveL'histoire commence officiellement à Las Vegas. Il y a dix-huit mois. Organisateur du Salon des arts martiaux et directeur de No Difference, Claudio Alessi accompagne Orianne Collins à un événement dédié à la haute horlogerie dans ce «casino» à ciel ouvert. Il y rencontre alors Yvan Arpa, alors CEO de la marque Romain Jérôme. Et il lui parle d'un projet de montre qu'il rumine depuis plusieurs mois: un modèle réservé aux ceintures noires! Mais cette histoire d'amitié trouve ses fondements sur les tatamis du Karaté Club de Genève. Claudio Alessi et Yvan Arpa y ont usé leurs fonds de culotte. A la même époque. Se retrouvant souvent le samedi au dojo pour des combats épiques. «Nous avions 7 ans lorsque nous avons fait connaissance, explique le premier. Ensemble, nous avons d'ailleurs remporté le premier championnat de Suisse de karaté dans la catégorie «écoliers». C'était en Valais! » Au fil des ans, ils ont continué à collectionner les places en finale. Ils se sont même affrontés en compétition. Sans préciser qui avait pris le dessus. Black Belt_326588_0Et puis chacun a emprunté des routes différentes. Claudio Alessi a continué à consacrer sa vie aux arts martiaux. Créant notamment l'Art du Libre Combat en 1994. Yvan Arpa, lui, a choisi l'horlogerie. Devenant directeur général de la marque Romain Jérôme. Surnommé Simon Templar par les professionnels de la branche, il a conçu la Titanic DNA avec d'authentiques fragments de la coque du célèbre navire. «Le produit avait précédé la marque», convient- il. Mais son aventure avec Romain Jérôme s'est arrêtée abruptement: soupçonné de déloyauté par le propriétaire de la marque, il avait été débarqué de son poste du jour au lendemain. Une version qu'il a toujours contestée. La Cour de justice de Genève vient de lui donner raison. L'honneur est sauf. Désormais indépendant, séduit par l'idée de Claudio Alessi, Yvan Arpa s'est lancé dans la fabrication de la Black Belt. En respectant les codes du bushido: des aiguilles en forme de sabre aux kanjis, les symboles japonais qui servent à la lecture de l'heure, la beauté de cettemontre se niche aussi dans le détail. «Comme la Titanic, elle provoque une réflexion plus philosophique sur le temps, explique- t-il. La montre de grandpapa est bel et bien morte. L'heure devient secondaire. Avec ce modèle, on affiche son clan et on partage ses codes de vie.» Présentée au Salon des arts martiaux, la Black Belt ne s'adresse pas à M. Tout-le-monde: diplôme à l'appui, il faudra prouver son appartenance au clan très fermé des ceintures noires! «C'est la première montre au monde que l'argent ne pourra acheter», sourit Yvan Arpa. A 3000 francs suisses la pièce, elle ne sera pas non plus à la portée de toutes les bourses. Mais à chaque montre vendue, un pourcentage sera versé à l'association No Difference. Salon des arts martiaux, du 30 octobre au 1er novembre au Stade du Bout-du-Monde. Infos: +41 79 200 94 58.

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