Designer et concepteur horloger, Benjamin Muller créé sa marque et lance une première collection: Spyder. Avec le cercle du boîtier traversé de deux barres pour maintenir le mouvement, la signature visuelle percute d'entrée.
WORLDTEMPUS – 8 août 2011
Louis Nardin
Assemblage, en anglais et pour le nom, d'une araignée et d'un espion, la Spyder cumule les angles aigus, les découpages et les surface brutes pour lui donner un caractère technique, futuriste et volontiers batailleur. Mais M.Benjamin, la jeune marque récemment lancée il y a moins d'une année par Benjamin Muller, designer et concepteur horloger, propose un parti pris visuel stimulant, et déjà reconnaissable: connecter les cornes entre elles en passant littéralement au travers de la montre. Poussée dans ses retranchements, l'idée donne deux «rails» puissants encadrant le mouvement. L'imagerie du manga Transformers perce en filigrane, particulièrement pour la forme des cornes, et consolide son caractère de machine auréolée de puissance.

La Spyder version heures, minutes, secondes. © Passion-horlogere.com
Fils de Jean Muller, Benjamin peut bénéficier pour monter et terminer ses montres de Muller-Laville, l'atelier de production cofondé par son père, un atelier de développement, production, et fabrication horloger et joaillier basé au Locle.
Les calibres viennent, eux, du constructeur Concepto qui a modifié ses mouvements heures, minutes, secondes, chronographe et tourbillon pour qu'ils s'intègrent entre les deux barres. Ce faisant, la jeune marque dispose de ressources industrielles directes quant à la production de ses premières séries dont les boîtiers, à l'exception de la pièce sertie (boîte en or blanc), sont en titane brut ou noirci.
Pour le moment, seuls les modèles tourbillon et HMS sont prêts à la vente pour 130'000 francs et 38'800 francs taxes incluses. Tablant sur une distribution sélective, Benjamin Muller travaille déjà avec Colette, à Paris, et bientôt Marcus à Londres, ou encore Stardust à Monaco. 