Compte à rebours - Hautlence

Pendant neuf jours, vous allez découvrir les souvenirs et les petits secrets bâlois des CEO horlogers. Aujourd'hui, Guillaume Têtu, CEO d'Hautlence.

WORLDTEMPUS - 11 mars 2010

Propos recueillis par Mathilde Binetruy

Trublion, le terme affectif lui va à ravir. Depuis 2004, Guillaume Têtu agite le monde horloger avec ses créations aux affichages décentrés animées par des jeux de cames entrelacées. Co-fondateur de la marque Hautlence, avec Renaud de Retz, il est aujourd'hui seul aux commandes et fait son entrée dans l'enceinte du salon. Une grande première pour un homme qui n'a d'autres ambitions que le plaisir de la belle mécanique, l'originalité du design et un soupçon d'anticonformisme. Hautlence, une dragée au poivre délicieusement addictive.

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Mathilde Binetruy: Quel souvenir gardez-vous de votre premier salon horloger ?
Guillaume Têtu: En 1998, lorsque j'ai mis pour la première fois les pieds dans la Halle 1.0 de la "Foire de Bâle", j'ai pris une claque, tant l'opulence et la taille des stands étaient impressionnantes. Mais le meilleur souvenir, en opposition totale, reste la première présence de Hautlence en périphérie de Baselworld en 2005, nous étions campés au Starbucks Coffee, et recevions les prospects du monde entier et journalistes, pour présenter nos premières réalisations autour de Frappuccino et Cafe Latte...
 
Comment appréhendez-vous ce rendez-vous annuel ?
C'est un moment stratégique puisque nous dévoilons des nouveautés pour la première fois au public, aux professionnels et à nos concurrents.
 
Combien de jours restez-vous sur place ?

J'arrive le mardi 16 en fin d'après midi pour rejoindre mon équipe commerciale et marketing qui s'occupe du stand, et je repars le jeudi 25 après les derniers visiteurs.
 
Péniche ou hôtel ?
Après avoir expérimenté les péniches ou appartements de particuliers, cette année ce sera hôtel, à portée de tram.
 
Votre moment du salon préféré ?
L'atmosphère conviviale qui règne dès 18h avec les jazz band est toujours un bon moment, où les discussions professionnelles continuent dans la bonne humeur.
 
Et le pire ?
Gérer tout les rendez-vous en même temps quand c'est physiquement impossible, il y a des rendez-vous qui se bousculent pendant 10 jours, c'est parfois assez compliqué d'accueillir tout le monde.
 
Votre truc contre le stress ?
Etre prêt, et un bon cigare.
 
Comment réussir son salon ?

Etre prêt, et plusieurs bons cigares.
 
L'écueil à éviter ?
Dire le premier soir qu'on a fait 200% du CA de l'année précédente... (quoique cette année cela ne serait presque pas une prouesse!)
 
Quid d'une interview réussie ?
Cela dépend des questions...Mais si l'échange se créé, cela doit être de communiquer sa passion pour les réalisations et le travail nécessaire pour les réaliser.
 
Pourquoi n'avez-vous plus de temps pendant Baselworld ?
Parce qu'avec 15 à 20 rendez-vous par personne par jour, cela laisse peu de temps.
 
Le stand qui vous interpelle ?
Celui d'Ebel, car la lumière du jour donne l'impression de ne pas être dans un salon, et la convivialité et l'esprit qui y règne sont très appréciables.
 
Votre année millésime ?
2010, la première année ou Hautlence sera dans Baselworld.

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