Compte à rebours - Christophe Claret

Pendant neuf jours, vous allez découvrir les souvenirs et les petits secrets bâlois des CEO horlogers. Quatrième CEO à se prêter à l'exercice, Christophe Claret.

WORLDTEMPUS – 12 mars 2010

Propos recueillis par Mathilde Binetruy

20 ans, l'âge des possibles. En 2009, Christophe Claret souffle les 20 bougies de sa marque sur un modèle unique: la DualTow. La pièce incarne en tout point la philosophie horlogère de son créateur aux horizons lointains. C'est étrange combien Christophe Claret, qui ne dissimule rien de son caractère réservé, fait alliance de tempérament, d'urbanité, sacrifie sa part de mystère dans ses œuvres. Et sait provoquer en retour, chez les amateurs de belle horlogerie, une passion qui le couve d'une aura de funambule. N'est-ce pas ce qu'on appelle un artiste?

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Mathilde Binetruy: Quel souvenir gardez-vous de votre premier Salon Horloger?
Christophe Claret: Mon premier Salon Horloger était avec l'AHCI (Académie Horlogère des Créateurs Indépendants) en 1987. Je faisais partie de la toute première équipe de ce regroupement horloger. Avec moi exposaient Frank Muller, Preziuso, George Daniels, Vincent Calabrese, Dominique Renaud et Giulio Papi, Sven Andersen et d'autres encore. C'est d'ailleurs lors de cette exposition que j'ai décroché mon premier contrat important, celui qui a scellé la base du lancement de notre manufacture.

Comment appréhendez-vous ce rendez-vous annuel?
De manière positive car, selon moi, il ne sera que meilleur par rapport à celui de Genève. Nous attendons beaucoup plus de détaillants, et nous sentons une évolution positive du marché dans notre secteur, même si celle-ci reste faible.

Combien de jours restez-vous sur place?
8 jours.

Péniche ou hôtel?
Je serai au Swissôtel.

Votre moment du salon préféré?
Lorsque nous arrivons à faire briller les yeux des détaillants ou des journalistes.

Et le pire?
Lorsque nous découvrons que nous avons été plagiés pour l'un de nos mouvements et que nous devons tenter de faire intervenir le cartel.

Votre truc contre le stress?
Je ne suis pas spécialement stressé et de nature optimiste.

Comment réussir son salon?
En le préparant bien en amont et en essayant de faire partager notre passion lors de celui-ci.

L'écueil à éviter?
Devoir refuser d'accueillir quelqu'un par manque de temps.

Quid d'une interview réussie?
Une interview menée par un journaliste, connaisseur et passionné de la haute horlogerie compliquée, comme moi.

Pourquoi n'avez-vous plus le temps pendant Baselworld?
Parce que nous devons cumuler les rendez-vous presse et détaillants dans un délai qui est concentré sur très peu de temps. Moins de 8 jours.

Le stand qui vous interpelle?
The Dream Factory! Au Palace, of course!

Votre année millésime?
2009, lorsque nous avons présenté la montre de notre 20ème anniversaire: la DualTow.

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