La vente aux enchère Gandhi maintenue

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L'annonce de la vente des lunettes et d'une montre gousset de Gandhi avait provoqué une levée de boucliers en Inde.
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afp - 2 mars 2009Antiquorum_325313_0

La vente aux enchères à New York d'objets emblématiques ayant appartenu à Gandhi, dont ses célèbres lunettes rondes, est maintenue malgré la levée de boucliers qu'elle a provoquée en Inde, a fait savoir dimanche la maison Antiquorum Auctioneers.

"Les enchères auront lieu le 5 mars", a déclaré à l'AFP Michelle Halpern, porte-parole d'Antiquorum.

Le directeur de la vente, Julien Schaerer, a précisé que la maison d'enchères n'avait été contactée par aucun responsable du gouvernement indien ou autre représentant de l'Inde dans cette affaire.

Antiquorum, maison spécialisée dans les ventes de montres, estime entre 20.000 et 30.000 dollars le produit de la vente des lunettes, d'une paire de sandales en cuir, de la montre gousset, d'un plat et d'un bol ayant appartenu à Gandhi.

Vendredi, l'agence indienne PTI avait rapporté que New Delhi avait entrepris des démarches pour empêcher cette mise aux enchères.

"Tout est mis en oeuvre, en impliquant toutes les parties concernées, pour faire en sorte que ces objets ne soient pas vendus aux enchères", avait déclaré le ministre de la Culture, Ambika Soni, cité par l'agence.

Un responsable du ministère de la Culture a indiqué que le gouvernement avait approché les différents propriétaires des biens personnels de Gandhi pour leur demander de lui en faire don, selon PTI.

"Si des gens riches décident d'acheter et de faire don au pays" des objets en question, "c'est possible", "c'est leur affaire", a déclaré M. Schaerer.

Les protestations en Inde ne font qu'attiser l'intérêt pour la vente et "d'un point de vue strictement commercial, toute publicité est une bonne publicité, si l'on veut le voir ainsi", a estimé M. Schaerer.

Les pièces qui sont actuellement exposées dans une vitrine avec une orchidée blanche, ont été acquises légalement par leur propriétaire actuel et la vente aux enchères permettra de les faire voir à un public plus large, a-t-il expliqué.

"Si un acquéreur privé veut en faire don ou les prêter à un musée, nous serions les premiers à nous en féliciter", a conclu M. Schaerer.