«Je souhaite m'installer en Suisse!»

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La chanteuse est l'une des ambassadrices de la marque Audemars Piguet

A­nggun e­st p­arée d­es p­lus b­elles p­ièces d­e l­a c­ollection «M­illenary ». P­hotos M­ichel P­erret

 

Au Salon de la haute horlogerie, elle nous a confié son désir de venir vivre à Genève pour faire des enfants et les élever en toute sécurité

 

Anggun (32 ans), la chanteuse d'origine indonésienne, toute de charme et de féminité, vit à Paris. Pour combien de temps encore? Hier, au Salon international de haute horlogerie (SIHH), elle nous a révélé vouloir s'installer en Suisse. Depuis deux ans, elle est ambassadrice pour Audemars Piguet. «Entre la marque et moi on peut parler de coup de foudre, dit-elle. Je fais partie de sa famille et de sa tradition. C'est une véritable fierté. » A peine arrivée, après son déjeuner, et voilà Anggun parée des plus belles pièces de la collection «Millenary». La bague, le bracelet et le collier en or gris et blanc et diamants se détachent parfaitement sur sa peau mate et sa chevelure de geai.

Anggun, comment êtes-vous entrée en contact avec Audemars Piguet?

(Rires) Par Antonio Natal, un garagiste de la vallée de Joux! Il travaille beaucoup avec la direction de la marque. Il s'occupe également des voitures de mon beau-père. Et, c'est lui qui leur a parlé de moi.

Vous connaissez bien la Suisse?

J'y viens à Noël, c'est une tradition. Mon mari est né à Villars, mais il est Français. Je souhaite m'installer en Suisse. Surtout à Genève dont j'adore le côté cosmopolite. Pour des raisons de sécurité aussi. C'est ici que j'aimerais faire mes enfants et les élever.

En horlogerie on parle de complications. Êtes-vous une femme compliquée?

(Du tac au tac) Non, complexe! Nous, les femmes, sommes nées comme cela. D'ailleurs je dis souvent qu'il faudrait un mode d'emploi pour nous comprendre. (Sourire enjôleur) Et, il faut nous mériter…

Êtes-vous ponctuelle?

En France, nous avons le quart d'heure de politesse. C'est pour cela que je porte une montre.

Votre dernier album «Luminescence», marche très bien.

Il est disque de platine. Je suis en tournée depuis deux ans. J'ai d'ailleurs fait la première partie de la tournée des stades de Johnny Hallyday en Suisse, à Neuchâtel et à Sion. Aujourd'hui mon corps réclame un nouvel album.

Comme une femme enceinte?

Oui. Je rentre en studio la semaine prochaine. Ce sera un album hip-pop!

Lorsqu'on vous regarde, on aimerait bien vous voir sur grand écran. Le cinéma ne vous tente pas?

J'ai refusé un James Bond il y a quelques années. Je ne me sens pas de talent d'actrice.

Quel est votre rapport aux bijoux?

Une femme et un bijou… faut-il vraiment vous l'expliquer (moue amusée)? C'est une relation très tactile. J'aime les bijoux que je peux regarder: bagues et bracelets. Contrairement aux boucles d'oreilles et aux colliers que l'on porte pour que les autres les voient. Avec de telles parures on se sent heureuse d'être femme. Cela sublime la féminité sans la cacher, contrairement aux habits.

Dans l'enfance, qu'est-ce qui vous a attirée dans le monde de la bijouterie?

Les broches dans les cheveux de ma mère. Ma grand-mère vient d'une famille noble indonésienne et elle les lui a léguées. Les porter est une façon de rentrer dans le monde adulte. J'ai hérité d'une pièce en or qui imite le bambou et la liane.

 

Le Matin / Didier Dana/ www.lematin.ch

 

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