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Finitions Notre dossier dédié aux finitions horlogères se penche sur les différentes techniques utilisées pour orner les mouvements horlogers et explique les origines souvent pratiques de ce qui, à première vue, ne semble être employé qu'à des fins purement esthétiques.

Finitions Grenage, microbillage : des p’tits trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous

Quatrième volet de la saga Worldtempus dédiée aux finitions horlogères. Le grenage et le microbillage grêlent la surface des composants, selon deux approches très différentes.

Le Poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg faisait des trous dans des billets. Les horlogers font aussi des p’tits trous, et ce n’est pas non plus un sot métier. Grenage et microbillage sont des techniques de finition au rendu mat, granuleux, très particulier. Le microbillage consiste à bombarder la surface d’une pièce horlogère avec des petites billes de métal. Que ce soit le laiton d’un composant horloger ou l’acier d’un boîtier (voire de l’or), ces projections à haute intensité laissent leur marque. Comme celle de la lune, comme celle d’une plage, elle est faite de micro-creux. Par leur nombre et leur densité, ils apparaissent réguliers. Attention, point trop n’en faut, car à force de bombardement, on finirait par endommager la pièce concernée. Le microbillage est donc à consommer avec modération. Il offre un rendu mat qui étouffe la lumière. En cela, il fonctionne à l’inverse de la plupart des traitements de surface, qui cherchent généralement à augmenter la brillance.

Blancpain calibre 69F9

La seconde approche se nomme grenage et relève d’une complexité bien supérieure. Il consiste à soumettre une pièce horlogère à une véritable torture. Elle passe sous une brosse abrasive, aux poils recourbés faits de métal dur. Ils laissent eux aussi des trous, bien plus visibles car plus larges et profonds. Tout l’art du grenage consiste à les répartir avec la plus grande uniformité possible, tant en profondeur qu’en espacement. Ce qui exige un dosage très parcimonieux et précis, d’autant plus que le grenage ne se rattrape pas, contrairement à certains polissages. Cette technique est si exigeante qu’elle n’est utilisée que par une pincée de marques. C’est Greubel Forsey qui y fait le plus appel car ses modèles subissent tous un grenage extensif.  

Greubel Forsey - Grenage

L’autre marque à consteller ses mouvements de ces impacts est Breguet, spécifiquement pour sa gamme Tradition. Le terme utilisé par la marque est grenaillé. Breguet passe ces composants en galvanoplastie pour y déposer une couche de métaux au rendu noir, qui accentue encore l’effet mat.

En faisant vivre le grenage, ces marques se placent dans la continuité de l’horlogerie classique des 18e et 19e siècles. En effet, à l’époque, les outils étaient plutôt rudimentaires et absolument pas automatisés. Pour travailler la surface des mouvements, et en particulier les plus larges que sont les platines, il était rare d’avoir recours au polissage. Très technique, très fastidieux, il demande une uniformité extrêmement difficile à atteindre. Alors qu’en martelant au poinçon les surfaces planes, on obtient un résultat plus facilement maîtrisable, même si cela reste une lourde tâche. Elle est si lourde que, quelle que soit la méthode, le grenage est devenu une rareté, réservée à des exécutions sophistiquées.

Breguet - Tradition Automatique Seconde Rétrograde 7097



 

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Blancpain est l’archétype de la Manufacture à l’héritage horloger pluri-séculaire qui a su préserver sa tradition horlogère, tout en y insufflant un esprit d'innovation. A chaque époque correspond...

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