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Chronopassion - La beauté de l’indépendance

Chronopassion La beauté de l’indépendance

Dans les vitrines étourdissantes de Laurent Picciotto se reflètent des valeurs invisibles mais omniprésentes, les relations humaines.

A l’heure du gigantisme et de l’e-commerce, certaines adresses insufflent espoir et inspiration au moins autant que les montres qu’elles mettent en scène avec passion. Derrière les vitrines généreusement achalandées de la boutique parisienne de la Rue St-Honoré connue pour ses pièces rares, le maître des lieux commente la métamorphose profonde de Chronopassion. Toujours animées par les carrousels à trois étages motorisés de l’artisan suisse Xavier Dietlin, les vitrines vont à la rencontre du passant. Les modules des carrousels ont été ouverts, ce qui permet d’admirer beaucoup plus de montres à la fois.

La beauté de l’indépendance

A l’intérieur de la boutique multimarque, cet effet d’aspiration du regard est démultiplié par les parois vitrées latérales abritant plusieurs centaines de modèles libérés de la traditionnelle PLV des marques. L’attention peut se concentrer sur les montres, sans perturbation de branding polychrome, forcément disharmonieux lorsqu’ils se juxtaposent dans un espace réduit. « Depuis la réouverture de la boutique, les clients prennent plus de plaisir à découvrir les modèles, et passent beaucoup plus de temps avec nous » déclare ainsi Laurent Picciotto dans son incontournable blouson de cuir. « Non seulement la durée de visite augmente, mais nos très bons clients qui repartaient avec trois ou quatre montres au bout de vingt ou trente minutes nous font maintenant la joie de rester une heure et de s’offrir huit à dix pièces, le tout avec le sentiment satisfaisant d’avoir tout vu ».

La première boutique Hublot du monde

Empruntant le passage complètement fluide entre l’espace multimarque et la boutique Hublot intégrée, les clients ne savent pas forcément qu’ils pénètrent dans la toute première boutique Hublot du monde, ouverte il y a tout juste dix ans. « Je travaille depuis un an sur un projet de Classic Fusion gravée avec un designer de guitare pour fêter cette décennie de collaboration avec Hublot, pour lequel j’attends la validation de Ricardo Guadalupe (l’actuel CEO d’Hublot). En 2007 je commençais à trouver très intéressant le travail effectué par Jean-Claude Biver sur Hublot. Je suis allé le voir en août pour lui proposer d’ouvrir cette boutique Hublot dans l’espace qu’avait quitté une autre marque, et en septembre nous avons lancé les travaux », se remémore l’entrepreneur parisien. « A l’époque il m’avait montré sur un bout de papier sa vision d’Hublot pour les dix prochaines années. Ce qui est incroyable, c’est de constater qu’il a fait exactement ce qu’il m’avait expliqué, mais plus rapidement ! Cet homme a un talent exceptionnel. » Fin 2017, Hublot compte notamment 87 boutiques monomarques dans le monde.

La HYT H0 Chronopassion

C’est d’une discussion ouverte et sans tabou avec Grégory Dourde, le CEO de HYT, qu’est née la H0 (prononcez H zéro), série exclusivement disponible chez Chronopassion. Par ailleurs passionné de guitares et de motos, Laurent Picciotto évoquait la Vultus, la moto inspirée de celle de Batman créée par un ingénieur de Honda. « Je pense qu’il faut parfois prendre exemple sur d’autres industries, où les dirigeants incitent parfois leurs designers à « se lâcher » et à se faire plaisir sur un projet. La Vultus est née ainsi. Ils en ont proposé 2000 à la vente, dont une centaine en France et j’ai acheté la première ». Initier de telles idées peut aboutir à des dessins originaux, et permet aussi de sortir du carcan des briefs, souvent longs. « Mais créer une montre demande bien sûr beaucoup de temps, heureusement. Nous réfléchissions pendant Baselworld à la possibilité de décliner la H0 dans une quatrième version que les trois officiellement présentées, et auxquelles je n’avais par ailleurs rien à redire. On tournait en rond quand un membre de leur équipe a rappelé l’existence d’un dessin resté dans un carton. Une pièce avait été conçue pour un point de vente branché à Paris, qui entretemps avait annoncé sa fermeture ». Laurent Picciotto a immédiatement repris le flambeau, séduit par cette rare harmonie entre le bleu et le noir. Les premières HYT H0 Blue Night Chronopassion ont été livrées (et vendues) à l’automne, au même prix que les autres modèles de la collection (39’000€).

La beauté de l’indépendance

HYT H0 Blue Night Chronopassion © WorldTempus / Brice Lechevalier

Le grand écart ?

« Vous êtes en train de changer la destinée de la marque » avait observé Laurent Picciotto à l’attention de Philippe Peverelli, alors CEO de Tudor, en constatant l’apparition de ce nouveau stand à Baselworld. Une première inspection des vitrines lui avait permis d’apprécier la moitié de la collection, moins l’autre moitié. Pour devenir détaillant de la marque, il fallait s’engager à proposer toute la collection. « Nous nous reverrons l’année prochaine s’il y a plus de flexibilité » avait alors suggéré le pragmatique chef d’entreprise. Ce qui fut le cas. « J’apprécie leur audace, il y a un côté jeune dans l’approche Tudor. J’ai craqué sur la Black Bay en bronze, de même sur la Pelagos pour gaucher. Mes clients aussi. De part l’atypisme de notre point de vente, nous vendons plutôt les montres spécifiques. » commente Laurent Picciotto. « Notre clientèle est cultivée et plutôt élitiste sur son choix. Certains clients préfèrent Tudor à Rolex pour des questions de budget, d’autres pour des questions d’image. Aujourd’hui Tudor reste encore la petite sœur de Rolex dans l’inconscient collectif, mais la marque se renforce, et la communication mise en place, par exemple avec Lady Gaga, lui donne une place à part entière». Pour revenir sur le créneau des marques indépendantes de niche et leurs créations imaginées en commun avec Chronopassion, Laurent Picciotto évoque un projet mystérieux avec H. Moser & Cie : le lancement de la première montre jamais prise en photo ni exposée ! « Nous partons avec Edouard Meylan (CEO de H.Moser & Cie) d’un modèle existant auquel nous ajoutons des éléments décalés, mais sans lui faire perdre son identité. Seule une poignée de détaillants pourra la dévoiler à des clients appartenant déjà à la « Moser Family », qui devront s’engager à ne pas diffuser de photo de cette référence hors référence. Le plaisir se situera ailleurs».


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