Devenue la signature de la manufacture Zenith, la collection «Chronomaster» ne cesse pourtant de s'enrichir, tant au niveau des cadrans qu'au niveau de l'habillage.
|
La Chronomaster n'appartient à aucune époque ni à aucun style; elle a son propre style. C'est devenu ce qu'on appelle un «classique», une icône, la signature de la manufacture Zenith. Du double gaudron qui caractérise le boîtier au guilloché des cadrans – un authentique grain d'orge – tout évoque la grande tradition horlogère revisitée. Mais, dans le même temps, l'ouverture du cadran sur le coeur de mouvement, le titane sur les modèles «Concept» ou la réserve de marche en sourire sont autant de clins d'oeil à la modernité. Devenue aussi intemporelle qu'un croquis de Léonard de Vinci ou une sonate de Mozart, la collection «Chronomaster » n'est cependant pas figée dans sa perfection: elle s'enrichit cette année de nouveautés qui nourrissent autant ses racines que ses attributs contemporains. Ainsi, la «Chronomaster Open El Primero Venice», en série limitée, évoque les splendeurs de la Renaissance italienne, tandis que la «Chronomaster Open Concept» explore les voies du design technologique. Au-dessus de la brume, le Lion ailé domine la place Saint-Marc, témoin des splendeurs passées et symbole de la Sérénissime. Ses origines mystérieuses – assyriennes selon certains, étrusques, voire chinoises selon d'autres – sont à l'image d'une cité magique et cosmopolite qui sut faire naître tous les talents: diplomatiques et commerciaux, artistiques et politiques. «J'ai voulu rendre hommage à un peuple lagunaire, confiné dans quelques îles étroites, qui a su illuminer la Renaissance et fascine encore aujourd'hui. C'est pourquoi j'ai créé une série limitée de cent pièces, arborant un cadran travaillé au fil d'or et représentant le Lion de Saint- Marc», déclare Thierry Nataf, président et directeur artistique de Zenith International. Gardien du mythique El Primero comme de la renommée de Venise, le griffon se dessine en applique sur l'ensemble du cadran, aux côtés des index en chiffres arabes. De surcroît, son effigie finement sculptée vient aussi célébrer les 36 000 alternances du chronographe devant l'ouverture sur l'échappement. Ce garde-temps dédié à la reine de l'Adriatique devient ainsi la diva de tous les modèles en or rose de la collection «Chronomaster »: «Date rétrograde», «Grande date», ou simplement «Open». Du détail de l'exécution à la prouesse d'un calibre à haute vitesse, cette collection aristocratique et raffinée réinvente la partition de la tradition sur un air de modernité.
|
Matériaux du futur
Empruntant les codes du passé pour les projeter dans l'avenir, la «Chronomaster Open Concept» décline un siècle et demi de savoir-faire horloger dans les matériaux du futur: la boîte est en titane naturel ou noir microbillé, un métal qui offre trois fois plus de résistance que l'acier tout en pesant deux fois moins; le bracelet en fibre de carbone peut supporter 300 kg de traction; le cadran est en TR90, une matière transparente issue de la recherche spatiale, translucide et incassable, sur laquelle les index semblent flotter. Au-delà, on voit la platine perlée du mouvement 4021J. Scellé pour pouvoir résister aux chocs, il se règle depuis l'extérieur, grâce aux vis cobalt apparentes.
Jeu d'ombre et de lumière, cette montre insolite allie tradition et modernité dans une nouvelle alchimie. Elle porte en elle aussi bien le geste horloger qui angle un mouvement ou pose une aiguille-épée, que les vibrations postmodernes d'une technologie futuriste.
|
PubliArt
Tribune des Arts - No354 - Septembre 2007



